L'École, établie
dans sa forme actuelle en 1872, assure ses enseignements aux élèves-ingénieurs,
dans le cadre de son Institut industriel (Institut industriel du Nord - IDN)
localisé à Lille,
rue Lombard de 1872 à 1875, puis
rue Jeanne-d'Arc de 1875 à 1968, et enfin avenue Paul Langevin sur
le campus de l'université des Sciences et Technologies de Lille depuis
1968.
Les cours sont assurés aux élèves-ingénieurs à Lille, initialement rue Lombard de 1872 à 1875 dans les locaux d'une surface de 1 978 m² antérieurement affectés à l'École impériale des Arts industriels et des Mines de 1854 à 1871, dont l'École est l'héritière. Des locaux adaptés à l'expansion de l'École furent construits rue Jeanne-d'Arc (50° 37′ 40″ N 3° 03′ 53″ E ) de 1873 à 1875 sur un terrain de 7 716 m², dont 6 959 m² affectés à l'enseignement9, sur financement de la municipalité de Lille et du département du Nord. De nouveaux laboratoires y furent ajoutés en 1878 ainsi qu'un internat en 1883.
Ses effectifs dépassent les trois cents élèves en 1914 et en font l'une des plus grandes écoles d'ingénieurs de France. C'est en 1934 que les élèves ingénieurs furent logés dans une toute nouvelle résidence universitaire. Un troisième amphi fut construit en 1935. Les cours furent assurés rue Jeanne d'Arc, au centre de Lille, de 1875 à 1968.
Depuis 1968, les cours et la recherche sont assurés avenue Paul Langevin sur le campus de l'université des sciences et techniques de Lille (Cité Scientifique - 50°36′23″N 3°8′11″E 50°36′23″N 3°8′11″E ), où un ensemble immobilier de formation et de recherche et une résidence Camus pour les élèves sont construits entre 1965 et 1968 et étendus en 1992 et 2001 et où une technopole scientifique pluridisciplinaire s'est constituée à proximité de l'École. Une nouvelle résidence Léonard de Vinci est construite pour les élèves-ingénieurs en 1993.
Dès 1872, le cursus de formation d'ingénieurs couvre le génie civil et les constructions, la mécanique, la chimie et les machines à vapeurs, l'industrie de transformation et la métallurgie, l'industrie manufacturière 12. A partir de 1892 sont ajoutées l'électricité industrielle et les applications électrotechniques .
En 1914, les trois filières dominantes sont la mécanique, la chimie et l'électricité. L'enseignement des applications automobiles prend son essor dès 1899 14 et l'aérodynamique en 1930 . En 1957, l'automatique devient un des nouveaux domaines majeurs, suivie par l'informatique dès 1958 : Lille en devient un site pionnier en France. L'année précédent le transfert sur le campus (1967), les options sont génie civil, mécanique, chimie et génie des procédés, électricité industrielle, automatique, informatique, aménagement urbain. Apparaissent ensuite d'autres domaines pour accroître la pluridisciplinarité et l'adaptation de la formation des éléves-ingénieurs aux évolutions technico-économiques de la fin du xxe siècle : génie civil, génie mécanique, génie des procédés, électronique industrielle, automatique, informatique de gestion, informatique industrielle, aménagement, transport-logistique, production industrielle, génie informatique, ondes-micro-électronique et télécommunications.
La possibilité pour les élèves-ingénieurs de suivre une année de spécialisation post-diplôme d'ingénieur ou d'obtenir un double-diplôme en troisième année en suivant des cours communs avec la faculté des sciences de Lille existe structurellement depuis l'origine de l'École au xixè siècle et fut renforcée notamment en 1932 : ce furent d'abord des certificats d'études supérieures et des licences es-sciences, puis ultérieurement des diplômes d'études approfondies co-habilités avec l'université. Des accords avec d'autres instituts et écoles supérieures françaises sont aussi établis pour accéder à leurs spécialités. Des programmes de troisième année validée dans des universités européennes, à l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, à l'École centrale Paris (1985), et de poursuite d'études dans des universités nord-américaines se développent essentiellement dans le dernier quart du XXè siècle ; l'accueil d'élèves ingénieurs en mobilité internationale se développe symétriquement.
Site web www.ec-lille.fr
L’école centrale de Lille aussi appelée Centrale Lille
(EC-Lille) est une grande école d'ingénieurs généraliste
française, établie en 1872 sous la dénomination institut
industriel du Nord (IDN), héritière de l'école des arts
industriels et des mines de Lille fondée en 1854. Elle est membre du
groupe Centrale.
L’école centrale de Lille est située sur le campus de l’université des
sciences et technologies de Lille, à Villeneuve-d’Ascq. Elle est
l’une des écoles d’ingénieurs françaises assurant
une formation du plus haut niveau scientifique, technique et entrepreneurial.
L’école assure les formations suivantes :
L’école centrale de Lille a tissé un réseau de coopérations
académiques et de recherches, régionales et transnationales.
Centrale Lille est membre fondateur de l'École doctorale des sciences
pour l'ingénieur (ED-072) Lille Nord de France;
Centrale Lille possède une structure de recherches industrielles appliquées,
d'innovation et d'incubation d'entreprises ;
Centrale Lille a fondé en 1992, à Lens, l’Institut de Génie
Informatique et Industriel (IG2I), qui forme des ingénieurs aux technologies
de l’information et de la communication et constitue une formation longue
alternative aux Master en génie informatique et Master en génie
industriel proposés sur une durée d'un an par Centrale Lille
;
En 2003, Centrale Lille a ouvert un département dénommé Institut
technologique européen d'entrepreneuriat et de management (Iteem) fondé en
partenariat avec l'École supérieure de commerce de Lille (Skema
Business School) : il forme des Ingénieurs Managers Entrepreneurs et
constitue une formation longue alternative à l'année de Mastère
Spécialisé en création d'entreprise et entrepreneuriat4
proposé par Centrale Lille.
En incluant toutes ces formations ainsi que les doctorants, l’école
centrale de Lille comptait en 2009 près de 1400 étudiants.