Ce tableau recense les poursuites d'études des bacheliers 1996 à la date du 31 octobre de la même année.
Un nouveau bachelier qui souhaite poursuivre ses études peut, soit entrer à l'université pour y préparer un DEUG dans une discipline générale ou de santé, soit intégrer une filière sélective : une classe préparatoire à une grande école, une section de techniciens supérieurs, un IUT, ou encore une école spécialisée recrutant directement après le baccalauréat.
Interrogés en octobre 1996, les bacheliers 1996 disent dans leur grande majorité, se retrouver dans la ou une des filières qu'ils voulaient. De plus, neuf fois sur dix, ils sont dans l'établissement de leur choix, choix qu'ils disent motivé le plus souvent par la localisation de l'établissement, mais aussi par sa réputation, et les options ou les spécialisations qu'il offre (respectivement 26 et 24% des étudiants). Lorsqu'ils n'ont pas pu s'inscrire dans l'établissement désiré, c'est le plus souvent parce qu'ils n'y ont pas été acceptés (56% des réponses) ; la sectorisation n'est évoquée que par 7% des étudiants.
Cependant 16 % des étudiants se retrouvent dans une formation qu'ils n'avaient pas choisie. Dans deux cas sur trois, il s'agit de bacheliers ayant au moins un an de retard et plus de quatre fois sur dix de bacheliers technologiques. Ils appartiennent souvent à des catégories socioprofessionnelles défavorisées : dans 39% des cas, le chef de famille est ouvrier ou sans activité (soit treize points de plus que lorsque les étudiants sont dans la formation de leur choix).
C'est en DEUG que se concentrent le plus grand nombre d'insatisfaits : 22% des étudiants (et 53% des bacheliers technologiques) qui y sont inscrits n'avaient pas choisi cette voie, le pourcentage dépasse même 40% en AES (administration économique et sociale) et en sciences de la nature et de la vie, en sciences humaines et sociales il atteint 28%. A l'opposé, en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), en médecine et en lettres, 90 à 95% des étudiants sont satisfaits de leur orientation.
Que voulaient faire ceux qui se retrouvent en DEUG " par défaut " ? Pour plus de la moitié, ils souhaitent une filière technologique courte, un BTS surtout (37%), le plus souvent du secteur des services, ou un IUT (16%) ; nombreux également sont ceux qui auraient souhaité entrer dans une école paramédicale ou du secteur social (16%). S'ils n'ont pu s'y inscrire, c'est, dans 56 % des cas, parce que l'entrée dans ces filières est sélective et que leur candidature n'a pas été retenue, ou encore parce qu'il n'y avait plus de place (23%). Près d'un étudiant sur cinq avance " d'autres raisons " parmi lesquelles reviennent le plus souvent le manque d'informations, mais aussi des raisons financières ou la difficulté de trouver une entreprise d'accueil pour une formation en alternance.
Source : Le premier cycle du supérieur, Educations et Formations, 50, Juin 97
Note d'Information : 98.05. Que deviennent les bacheliers après leur bac? Mars 98
Ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie