| De la VAE à la reconnaissance de l'éducation non formelle |
La situation à l'étranger |
Un changement de perspective
La question si sensible en France de la VAE, qui se focalise il faut l'admettre sur l'attribution plus ou moins aisée d'un diplôme, est abordée à l'étranger sous l'angle plus général de la formation non-formelle ("non-formal learning"). On se demande (document récent de l'UE) comment identifier , évaluer et reconnaître cette éducation non formelle, dont on pressent l'importance.
l'importance de la formation non-formelle (hors salle de classe pour simplifier) découle de constat simples sur la formation traditionnelle. On s'apperçoit en fait qu'il est difficile de bien apprendre, en dehors du contexte où son savoir aura à être appliqué et à l'écart de communautés de pratiques, qui transmettront tout un savoir non formalisé, dont l'importance est évidente.
Comme le dit Gérard Vergnaud, on ne sait pas traduire facilement le savoir opératoire en savoir déclaratif. Les experts ont beaucoup de mal à expliciter leur expertise.
L'importance de la formation non-formelle étant reconnue, toute la question est de savoir comment caractériser les compétences acqusies , ce qui pose la question de l'évaluation. Or cette évaluation prend traditionnelement deux formes:
la question se pose alors en termes de critères ou de normes pour assurer cette dernière évaluation, dans des conditions quine sont pas totalement évidentes. Il faut en effet pendre en compte les contraintes poltiques et institutionnelles, et régler en défintive la question de la reconnaissance effective de ces évaluations.
Un paysage européen très contrasté
On peut (étude de l'UE) identifier en Euroe cinq grandes zones géographiques ou prévaut une approche relativement typée du problème:
Allemagne et Autriche
Les cas de ces deux pays germaniques est très proche, puisqu'on y trouve à grande échelle ( le système dual) une option d'intégration de périodes d'expérience en mileu de travail et de périodes dédiées à une formation traitionnelle. Sous un certain angle ce choix consacre la valeur accordée à la formation non-formelle, mais il faut admettre que le dispositif ne concerne strictement que la formation intiale et ne couvre donc pas la problèmatique des acquis en cours de vie profesionnelle. On en reste sur ce plan à de simples expériementations.
Les pays méditeranéens
On se trouve ici en face d'une attitude positive en fonction de pratiques reconnues et générales.La formalisation de cet intérêt par des règlementstaions adaptées reste encore à venir, ce qui est un peu décevant, mai srappelle la difficulté de la tâche.
Les pays nordiques
Même s'il est déplacé de parler d'un modèle nordique, on doit admettre qu'il existe dans ces pays des mesures concrètes pour donner un cadre staisfaisant à la formation en dehors de l'école, en particulier de puis 1995. La Finlande et la Norvège se situent à la tête de ce mouvement en plaçant l'action en faveur de l'éducation non-formelle dans la perspective de l'éducation tout au long de la vie..
Royaume-uni et Irlande et Pays bas
On a dans ces trois pays établi les bases d'une acceptation marquée des acquis dans le dispositif de formation profesionnelle. Toute la question se situe donc au niveau des modalités pratiques. Le choix de référentiels de compétences utilisables et reconnus est loin d'aller de soi. Le choix a été fait de définir des qualifications élémentaires, mais la faibilité des évaluations reste à confirmer. En savoir plus
France et Belgique
La France apparaît très en avance dans le mouvement européen puisque c'est le seul qui a posé le principe d'une certification unique, en plaçant les acquis hors études au même niveau que les acquis liés aux études. La Belgique, la Suisse et le Portugal se placent plus ou moins dans la même ligne, même si les dispositions d'équivalence sont limitées aux certifications profesionnelles.
Enjeux et perspectives
Nul ne discute les enjeux attachés à la juste prise en compte de l'éducation non-formelle . Toute la question est de définir des dispositifs fiables et pratiques pour valider avec une objectivité incontestable les acquis. Le fait est que ces acquis sont plus difficiles à objectiver dès lors qu'ils sont généralement très liés au contexte et qu'ils reposent sur des connaissances tacites. Il est ainsi essentiel de bien préciser le champ de validité d'une compétence observée.
A tous ces problèmes des réponses instituionnelles doivent être données. Il faut en particulier choisir de sprocédures permettant aux intéressés de se faire entendre, mais également d eprendre ne compte le spoints de vue des autres acteurs, qui auront à assumer les conséquences d'une reconnaissance. Une seconde préoccupation est celle de la définition de critères ( et de référentiels) dans un climat de transparence.
Une autre dimension est celle de l'instruction conjointe: pour le moment l'action serait de repérer toutes les expériences réussies.