Références et orientations de la CTI
Juillet 2003

 

"Références et Orientations" a été publié pour la première fois en 1995, soit 61 ans après la création par la loi de 1934, de la Commission des Titres d'Ingénieur.

Son objectif, comme son nom l'indique, est de servir de guide, en aucun cas de norme. Aussi est-il souhaitable que chaque lecteur voit dans les évolutions de ce texte une perception dynamique des formations d'ingénieurs en France, grâce à l'expérience acquise à travers l'évaluation périodique de six ans, entreprise en 1997. La Commission des Titres d'Ingénieur a également bénéficié d'enrichissements en habilitant des formations étrangères ou en négociant des accords internationaux.

Les établissements ont, dans un contexte d'internationalisation et de complexité croissante, l'obligation d'innover tout en préservant les quatre composantes essentielles d'une formation d'ingénieur :

  • les sciences de base, socle commun des connaissances, garantie de la rigueur d'analyse et du pouvoir d'adaptation à long terme aux exigences évolutives des métiers,
  • les sciences de l'ingénieur garantes de l'efficacité et du pouvoir d'adaptation à court terme du jeune ingénieur,
  • la communication et la culture internationale (Annexe 1), dont la formation à la langue anglaise n'est qu'une composante, permettant l'exercice du métier et de la relation sociale en tout lieu,
  • la culture d'entreprise et la compréhension de l'environnement économique, social, humain, éthique, philosophique,...

La Commission des Titres d'Ingénieur constate que si la grande majorité des formations examinées répondent à ses attentes, quelques unes s'en écartent sensiblement. Certaines visites d'établissements révèlent en effet des problèmes concernant la réalité des liens industriels, la faible valorisation des stages dont le suivi par les formateurs académiques est pratiquement inexistant, la charge excessive des enseignements programmés préjudiciable au travail personnel des élèves, l'absence d'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication appliquées à l'Enseignement et le faible développement de la formation continue et de la Validation des Acquis de l'Expérience.

Les formations doivent être en outre de taille suffisante pour disposer de services aptes à organiser les relations industrielles, internationales et à gérer les cursus individualisés.
La mise en place du grade de "master" (niveau bac+5) facilite la lisibilité internationale du titre d'ingénieur diplômé français et les établissements doivent saisir cette opportunité.
De manière générale les cursus doivent garder le niveau d'excellence atteint par la majorité des écoles d'ingénieurs afin de continuer à drainer une élite intellectuelle de toutes origines sociales.

Louis CASTEX ( Président de la Commission des Titres d’Ingénieur )

 
Extrait du site de la CTI