"Références et Orientations"
a été publié pour la première fois
en 1995, soit 61 ans après la création par la loi
de 1934, de la Commission des Titres d'Ingénieur.
Son objectif, comme son nom l'indique, est
de servir de guide, en aucun cas de
norme. Aussi est-il souhaitable que chaque lecteur voit dans les
évolutions de ce texte une perception dynamique des formations
d'ingénieurs en France, grâce à l'expérience
acquise à travers l'évaluation périodique
de six ans, entreprise en 1997. La Commission des Titres d'Ingénieur
a également bénéficié d'enrichissements
en habilitant des formations étrangères ou en négociant
des accords internationaux.
Les établissements ont, dans un
contexte d'internationalisation et de complexité croissante,
l'obligation d'innover tout en préservant les quatre composantes
essentielles d'une formation d'ingénieur :
- les sciences de base, socle commun
des connaissances, garantie de la rigueur d'analyse et du pouvoir
d'adaptation à long terme aux exigences évolutives
des métiers,
- les sciences de l'ingénieur
garantes de l'efficacité et du pouvoir d'adaptation à
court terme du jeune ingénieur,
- la communication et la culture internationale
(Annexe 1), dont la formation à la langue anglaise n'est
qu'une composante, permettant l'exercice du métier et de
la relation sociale en tout lieu,
- la culture d'entreprise et la compréhension
de l'environnement économique, social, humain, éthique,
philosophique,...
La Commission des Titres d'Ingénieur
constate que si la grande majorité des formations examinées
répondent à ses attentes, quelques unes s'en écartent
sensiblement. Certaines visites d'établissements révèlent
en effet des problèmes concernant la réalité
des liens industriels, la faible valorisation des stages dont
le suivi par les formateurs académiques est pratiquement
inexistant, la charge excessive des enseignements programmés
préjudiciable au travail personnel des élèves,
l'absence d'utilisation des Technologies de l'Information et de
la Communication appliquées à l'Enseignement et
le faible développement de la formation continue et de
la Validation des Acquis de l'Expérience.
Les formations doivent être en
outre de taille suffisante pour disposer de services aptes à
organiser les relations industrielles, internationales et à
gérer les cursus individualisés.
La mise en place du grade de "master" (niveau bac+5)
facilite la lisibilité internationale du titre d'ingénieur
diplômé français et les établissements
doivent saisir cette opportunité.
De manière générale les cursus doivent garder
le niveau d'excellence atteint par la majorité des écoles
d'ingénieurs afin de continuer à drainer une élite
intellectuelle de toutes origines sociales.
Louis CASTEX ( Président
de la Commission des Titres d’Ingénieur )
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