CTI
Références et orientations 2003


Les écoles*

Les formations peuvent se dérouler sous des statuts juridiques différents :

  • formation en école " classique ", publique ou privée.
  • formation en partenariat : Créées sous le vocable "Nouvelles Formations d'Ingénieurs", en vue de diversifier les profils d'ingénieurs, les formations d'ingénieurs en partenariat ont été progressivement mises en place depuis les années 1990. Elles sont réalisées dans de petites structures souples et réactives, toujours associées à un établissement habilité à délivrer un diplôme d'ingénieur et sont mises au point en partenariat avec les milieux professionnels, à partir d'un besoin clairement exprimé par ces milieux (annexe 2).
  • La formation de spécialisation est un cas à part (annexe 5).

Les élèves peuvent y avoir dans l'une comme dans l'autre :
le statut traditionnel d'étudiant
le statut de stagiaire de la formation continue
le statut d'apprenti (annexe 3)

1. Missions : enseignement et recherche

La vocation fondamentale d'une école d'ingénieurs est une mission de formation. La production des connaissances et la transmission du savoir se nourrissant mutuellement, il est nécessaire qu'elle développe ou participe à des activités de recherche, seule ou en partenariat, en symbiose avec la formation.
Une attente forte s'exprimant en direction des écoles d'ingénieurs au sein du dispositif de recherche technologique, cette recherche doit être largement tournée vers les besoins de l'économie et de la société, son évaluation devant combiner les critères académiques et ceux des entreprises.

2. Principes d'organisation

La Commission affirme quatre principes d'organisation qui guident son évaluation :

  • IDENTITÉ : Une école d'ingénieurs doit être dotée d'une identité physique véritable et d'un statut juridique adapté. Sa vocation principale est de former des ingénieurs en s'appuyant sur des activités de recherche.
  • AUTONOMIE : Quel que soit le cadre juridique dans lequel s'inscrit son action, l'école doit bénéficier d'une réelle autonomie concernant son organisation, sa pédagogie et l'utilisation des moyens matériels ou humains.
  • OUVERTURE : À côté de représentants des enseignants, des personnels de soutien et des étudiants, l'organe d'administration de l'école doit comporter une forte proportion de personnalités extérieures issues en particulier du monde économique et social.
  • GOUVERNEMENT FORT : L'école doit être doté d'un gouvernement fort, incarné par un directeur aux pouvoirs clairs et étendus, responsable devant l'organe d'administration.

3. Personnel enseignant

Le personnel enseignant doit comporter au moins :

  • des enseignants-chercheurs permanents dont les missions concernent notamment l'enseignement théorique et pratique des disciplines de base et des disciplines dominantes des formations visées,
  • des intervenants venant des entreprises,
    La Commission des Titres d'Ingénieur recommande de confier, en particulier au cours de la dernière année du cursus, au minimum 20% du volume des enseignements à des professionnels issus des entreprises.

4. Formation continue

Formations courtes diversifiées, formations continues longues, diplômantes ou non, et formations initiales appuyées sur la recherche se confortent mutuellement. La CTI affirme donc la nécessité pour les écoles à l'écoute de leur environnement d'offrir aux stagiaires et à leurs entreprises une gamme de formations innovantes…
Elle incite en outre les établissements à offrir à des techniciens supérieurs ayant au moins trois ans d'expérience professionnelle, diplômés ou non, la possibilité d'accéder à la préparation du titre d'ingénieur à travers une formation adaptée. Le titre du diplôme préparé est celui de l'école. Ces dispositifs doivent être évolutifs et prendre en compte la validation des acquis de l'expérience.

5. Titre d'ingénieur diplômé par l'Etat et Validation des Acquis de l'Expérience

L'État peut, depuis 1934, diplômer un ingénieur après une procédure de validation des acquis, les écoles vont maintenant être amenées à délivrer leurs propres diplômes selon une procédure semblable.

5.1 Titre d'ingénieur diplômé par l'Etat

L'esprit du DPE est de valider l'expérience et les compétences acquises au cours de la vie professionnelle dans des fonctions généralement remplies par des ingénieurs. L'examen du candidat comporte une procédure de reconnaissance professionnelle et une vérification de compétences dans la spécialité. L'organisation de cet examen est confiée à un établissement déjà habilité à délivrer le titre d'ingénieur diplômé et en outre autorisé par la Commission des Titres d'Ingénieur à ouvrir un "jury particulier" (Annexe N°4).

5.2. VAE

Théoriquement, elle peut se substituer totalement à la formation… Dans la réalité des diplômes d'ingénieur, elle se substituera le plus souvent à une partie de la formation. Elle ne devra en aucun cas servir de prétexte pour dénaturer les formations académiques initiales " à compléter par l'expérience ! ".
La CTI doit donner son accord sur les procédures de la VAE mises en place dans les écoles.

6. Relations avec les entreprises

Les relations bien comprises avec les entreprises sont le gage de formations adaptées continuellement aux réalités économiques et sociales et d'une recherche trouvant à s'appliquer concrètement. Les élèves en sont les premiers bénéficiaires pour leurs stages et leurs futures embauches. Les entreprises y trouvent également leur intérêt.
L'intégration, l'association ou la participation des entreprises doit se faire de différentes manières : Conseil d'administration, Conseil scientifique, Conseil de perfectionnement, Jurys, définition des programmes et mise en œuvre, enseignement, etc.

7. Insertion professionnelle

La responsabilité de l'école ne saurait se limiter à la délivrance du diplôme, les modalités de l'insertion professionnelle des jeunes diplômés donnant souvent des renseignements intéressants sur la façon dont les recruteurs perçoivent la formation dispensée. Une analyse de l'évolution des carrières et des secteurs d'activité pendant les premières années d'expérience professionnelle est donc préconisée par la CTI.

8. Vie associative

La vie associative et l'implication forte dans les associations et clubs permettant la prise de responsabilité et l'autonomie des étudiants est une excellente préparation à la vie en entreprise. Elle doit donc être facilitée et soutenue. Cependant, la participation à la vie associative ne peut se concevoir comme se faisant au détriment de l'acquisition des connaissances et compétences résultant du projet pédagogique de l'établissement.
*Ecole : terme générique et historique

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