Références et orientations
Textes
et bref historique
1. Missions et structure
Créée par la loi
du 10 juillet 1934 relative aux conditions de délivrance
et à l'usage du titre d'ingénieur diplômé,
la Commission des Titres d'Ingénieur a été
confirmée dans ses missions par le Code de l'Éducation,
livre 6, titre 4, chapitre 2 (voir 4ème partie) :
- étudier toute question relative
aux formations d'ingénieurs, quel qu'en soit le domaine,
- examiner les demandes d'habilitation à
délivrer des titres d'ingénieur diplômé,
- organiser l'évaluation périodique
des formations d'ingénieur : L'habilitation à
durée déterminée, expérimentée
entre 1990 et 1995, a été généralisée.
Désormais, toute formation reçoit une habilitation
d'une durée maximale de six ans renouvelable après
une évaluation détaillée organisée
par la Commission des Titres d'Ingénieur.
- décider d'intervenir de sa propre
initiative pour procéder à une inspection dans
un établissement afin de vérifier le contenu et
les conditions d'organisation de la formation.
La Commission des Titres d'Ingénieur
comprend 32 membres. La première moitié est composée
de personnels de l'enseignement supérieur et de membres
choisis en raison de leurs compétences scientifiques et
techniques. La seconde moitié représente les différentes
composantes du monde professionnel. Cette composition paritaire
rapproche ainsi des représentants des formations d'ingénieurs,
des experts, des représentants des professions et des entreprises,
et des représentants des principales organisations syndicales
et des associations d'ingénieurs.
Le législateur, s'il avait fixé à l'origine,
la répartition générale des membres par moitié,
avait laissé à un décret ultérieur
le soin d'arrêter le nombre total de membres ainsi que le
choix des organismes et établissements représentés.
Ainsi, cette représentation s'est adaptée au fil
des ans à l'émergence de nouveaux besoins, à
l'ouverture de nouvelles formations, à l'évolution
de l'environnement et à celle de l'enseignement.
La Commission s'est adjointe un collège de 32 experts,
nommés pour deux ans, qui respecte la même parité
entre professionnels de la formation et représentants des
professions.
2. Fonctionnement et activités
La Commission des Titres d'lngénieur
se réunit en général onze fois par an en
séance plénière sur un ordre du jour qui
comprend généralement :
- la désignation des rapporteurs pour
toutes missions d'étude ou d'examen in situ d'une demande
d'habilitation ou de toute modification,
- la discussion des rapports des missions
précédemment effectuées,
- la présentation d'études
ou d'enquêtes sur des aspects spécifiques des formations
d'ingénieurs.
3. Exemples d'activités
- Elle organise régulièrement
des rencontres sur l'évolution des formations technologiques.
A titre d'exemple, on peut citer les colloques organisés
en :
- novembre 2000 à Paris, sur les thèmes
du recrutement en écoles d'ingénieur, la taille
des formations, les spécialités, la place des
filles dans les formations d'ingénieur…
- novembre 2001 à Toulouse, sur les
thèmes de la validation des acquis, les nouveaux profils
d'ingénieur, l'apprentissage…
- Des groupes de travail fonctionnent
en permanence à la CTI sur les questions suivantes (période
2002 - 2004)
- formation initiale des ingénieurs,
recrutement dans les écoles, rédaction de Références
& orientations,
- relations internationales,
- formation continue, validation des acquis
de l'expérience.
Dans ces groupes (sous-commissions)
la CTI prend en compte en particulier :
- Les évolutions des programmes des
classes préparatoires aux grandes écoles et ceux
des formations de l'enseignement supérieur scientifique
et technologique qui modifient les savoirs et profils des candidats
aux formations d'ingénieur.
- L'évolution et les résultats
des procédures nationales de recrutement.
- L'évolution des effectifs des bacheliers
scientifiques, des classes préparatoires aux grandes
écoles.
- Les modifications législatives comme
la validation des acquis de l'expérience.
- Les évolutions liées à
la construction de l'espace européen de l'enseignement
supérieur.
- Des réunions
de travail sur la formation des ingénieurs diplômés
dans les différents pays sont aussi organisées.
La CTI a ainsi développé des contacts avec des organismes
d'accréditation en vue d'une reconnaissance réciproque
(Accreditation Board for Engineering and Technology, ou ABET,
Bureau canadien d'Accréditation des Programmes d'Ingénierie,
ou BCAPI). Un accord de reconnaissance réciproque entre
la CTI et le Conseil canadien des Ingénieurs a été
signé le 21 octobre 1999 à OTTAWA.
- Dans le cadre d'une meilleure reconnaissance internationale
du standard français, la Commission des Titres d'Ingénieur
peut également étudier les demandes exprimées
par d'autres pays pour une évaluation de certains de leurs
établissements ou de leur système de formation.
La procédure d'admission est décrite dans l'article
L642-7 du Code de l'Éducation.