Examen général des modes
de recrutement [Recommandations]
[Quelques cas particuliers]
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Les trois principaux modes de recrutement pour la formation
première des ingénieurs sont :
A ces modes s'ajoutent quelques variantes, peu importantes en flux, comme par exemple le recrutement principal après une première année de DEUG (ESPEO, etc.).ou une première année de classes préparatoires (Ecoles Nationales Supérieures des Techniques Industrielles et des Mines d'Alès, de Douai, etc...), ou des recrutements complémentaires après une maîtrise, voire après un autre diplôme d'ingénieur.
Avec comme référence la population des inscrits de l'année 1997/1998, les flux de recrutement décrits au paragraphe précédent sont chiffrés dans le tableau ci-dessous :
Trois recommandations principales se sont dégagées
du travail de la Commission.
1. Les conditions de recrutement des écoles doivent
être clairement précisées, aussi bien dans les
dossiers de création que dans les dossiers d'évaluation
périodique. En effet, dans le contexte récent de
réduction des volumes une attention toute particulière
doit être apportée pour éviter que le
caractère flou des conditions d'admission puissent autoriser
la prééminence de critères de type
économique sur les critères qualitatifs.
2.Le développement des banques de notes à l'issue des classes préparatoires, déjà bien amorcé, doit être poursuivi. Ces banques doivent être suffisamment accessibles. La première partie de la proposition témoigne du souhait de la Commission des Titres d'Ingénieur de voir réduire, pour les élèves, le temps passé et les coûts relatifs aux concours, avec la perspective d'une organisation temporelle plus équilibrée de la seconde année préparatoire. La seconde partie est liée à l'accès aux banques de notes des nouvelles écoles créées ces dernières années ou des écoles ne participant pas aujourd'hui à des sélections communes, afin que leurs procédures de recrutement puissent être clarifiées et que la qualité de ces recrutements soit correctement mesurée. Cet accès doit être rendu possible puis encouragé, sinon imposé
3. La Commission des Titres d'Ingénieur doit être consultée pour toute réforme modifiant les Classes Préparatoires Scientifiques (programmes, organisation générale, modalités de fonctionnement, etc.) ou les autres Cycles Préparatoires (par exemple les cycles intégrés de type FESIC, INP, écoles de chimie...).
La Commission des Titres d'Ingénieur précise que seuls les titulaires d'un titre d'ingénieur diplômé peuvent recevoir un second diplôme d'ingénieur correspondant à une formation de spécialisation effectuée en une année d'études, ou deux exceptionnellement. Cette limitation est conforme aux exigences de formation des ingénieurs diplômés dont le cursus initial de trois ans comporte les facettes : scientifique, technique, économique, sociale, manageriale et humaine, dispensées de manière cohérente.
L'objectif d'une spécialisation correspond soit à l'approfondissement d'une technique, soit à l'acquisition d'une double compétence (exemples : fonderie, matériaux, moteurs thermiques, soudure, etc.). Les études conduisant à un titre d'ingénieur de spécialisation peuvent être proposées soit pas des établissements déjà habilités en formation initiale d'ingénieurs, dans ce cas l'année de spécialisation est fondée sur les points forts de recherche et d'enseignement de l'établissement, soit par des écoles d'ingénieur de spécialisation généralement adossées à un Centre Technique reconnu pour l'envergure et la qualité des recherches scientifiques et techniques développées et mises à disposition des entreprises.
En incidente à la règle énoncée en tête du paragraphe 2.1, on rappelle que, lorsque la troisième année d'études en école de formation initiale d'ingénieurs est effectuée dans une autre école habilitée par la Commission des Titres d'Ingénieur, les étudiants reçoivent un seul diplôme, celui de l'école d'origine qui assure la structure générale du profil de formation de l'ingénieur diplômé.
Remarque : La CTI recommande aux établissements de formation initiale ayant ouvert, ou s'apprêtant à ouvrir une formation de spécialisation, d'utiliser les vocables : année de spécialisation pour la définir (et non pas section spéciale comme c'était l'usage précédemment).
L'intégration individuelle de titulaires de diplômes à Bac + 4 dans des formations d'ingénieurs est largement pratiquée dans de très nombreuses écoles, sous réserve que le contenu scientifique et technique apporté précédemment soit assez large, ce qui peut limiter ce type de recrutement à des formations de second cycle qui ne soient pas trop spécialisées. Il est considéré qu'à la formation de base fournie par le système universitaire, s'ajoute un enseignement professionnalisé d'autant plus efficace qu'il est dispensé dans un cursus de formation d'ingénieurs comportant toutes les composantes requises.
Dans quelques cas, des projets de formation d'ingénieurs prévoyant des cursus en deux ans et comportant presque exclusivement des recrutements au niveau Bac + 4 (maîtrises ès sciences, maîtrises ès sciences et techniques, voirediplômes d'IUP) ont été proposés à la Commission des Titres d'Ingénieur. Les porteurs de ces projets les considéraient comme des moyens efficaces et peu onéreux pour amener à une qualification d'ingénieur des jeunes aux perspectives professionnelles initiales réduites.
Néanmoins, de telles " écoles en deux ans ", recrutant à Bac + 4, ne remplissent pas le rôle d'une véritable formation d'ingénieurs. Elles conduisent avant tout à superposer à un diplôme de 2ème cycle ayant sa logique propre, un autre diplôme de formation générale censé compléter le premier pour constituer un cursus composite de 6 années. Elles posent en outre un problème de déontologie du fait de la mise en série de formations schématiquement orientées vers le même objet, n'apportant pas clairement de plus-value au système de formation. En conséquence, la Commission des Titres d'Ingénieur a donné (et continuera de donner) un avis défavorable à l'habilitation de telles formations.
Il s'agit d'un dispositif de formation continue défini par l'arrêté du 31 janvier 1974, dit arrêté Fontanet (cf. Annexe VI), destiné à former des ingénieurs diplômés d'établissements déjà habilités. Les flux de sortie atteignent 600 à 700 ingénieurs diplômés par an.
Le principe de cette formation est d'offrir une possibilité d'accéder au titre d'ingénieur diplômé à des personnes titulaires d'un BTS, d'un DUT ou d'un diplôme sanctionnant une formation technologique équivalente et ayant accompli au moins trois ans d'activité professionnelle dans des fonctions auxquelles le diplôme recherché prépare. La même opportunité est offerte à toute personne pouvant justifier de connaissances et d'expérience équivalentes.
Ce système de formation vise à acquérir des compétences strictement identiques à celles des élèves-ingénieurs de l'école dont le titre est recherché. Le diplôme délivré est celui de l'école sans aucune mention particulière.
La formation est organisée en deux cycles, cycle préparatoire et cycle terminal :
- le cycle préparatoire a pour objectif d'amener le stagiaire à un niveau de connaissances suffisant pour pouvoir suivre avec profit le cycle terminal de l'école (ou de l'université) dont il désire à acquérir le diplôme.
Ce cycle, d'une durée de 6 à 18 mois, se fait sous statut de salarié, souvent par correspondance, avec quelques périodes de regroupement.. Cette formation n'est accessible que moyennant 2,5 ans d'activité professionnelle.
- le cycle terminal nécessite un minimum de 3 ans d'activité professionnelle et naturellement la reconnaissance par un jury particulier du niveau de connaissances obtenu en fin de cycle préparatoire.
Le cycle terminal, généralement à temps plein de 12 à 18 mois (ou à temps partiel sur une période de 24 à 36 mois, mais avec le même contenu) se déroule dans l'établissement où l'on fait son cycle préparatoire.
Les effectifs de cette formation continue doivent rester faibles et ne pas dépasser 10 % des effectifs totaux d'une promotion. Les apprenants restent sous statut de salariés en cycle préparatoire. Pendant le cycle terminal, les stagiaires qui ne bénéficient pas du plan de formation de leur employeur peuvent demander à bénéficier d'une aide du FONGECIF (Congé Individuel de Formation).
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revu le: 17/12/99.