Depuis de nombreuses années différents journaux produisent des études sur les écoles d'ingénieurs - et sur les formations supérieures en général - axées sur le repérage de celles-ci (rating) selon différents angles de vue, avec exploitation plus ou moins marquée sous forme de classements (ranking). Cette pratique rencontre de toute évidence les attentes des lecteurs, qui souhaitent disposer d'éléments de comparaison avant de faire leurs choix (le tirage des numéros classant les grandes écoles sont souvent doublés par rapport aux tirages habituels). (Présentation en anglais sur l'avenir des rankinks, voir aussi le ranking des MBA)
Il faut mettre en regard le phénomène précédent avec les réticences notables des autorités ( particulièrement en France), pour rentrer dans un jeu qui semble
- mettre en cause l'autorité a priori attachée aux diplômes en général
- mettre en doute le poids des avis des experts officiellement mandatés pour valider ces formations
- introduire une dose de subjectivité non contrôlée (et plus ou moins perturbatrice) par rapport à une vision objectivée de la mesure des mérites des formations
- mettre en avant des critères sortant du champ académique strict
Il est révélateur d' observer que les organismes officiels traitant de l' évaluation des formation, comme le CNE, la CTI ou les instances d'habiliation ne publient pas d'indicateurs et, soit ne diffusent pas leurs appréciations, soit les expurgent de tout tour polémique. Tout ceci laisse le champ libre aux organes de presse, qui ne se privent pas d'exploiter ce filon. Il faut admettre que toutce qui est produit n'est pas excellent (euphémisme), les média cherchant tout autant à plaire qu'à surprendre.
Dans toutes les enquêtes du CEFI auprès des candidats, il est apparu, de manière un peu surprenante au départ, que les candidats se déclaraient peu influencés par les classements publiés par la presse . Seul en fait jouait le rang du dernier admis au concours, variable plutôt stable dans le temps. L'impact semble donc diffus et passablement indirect (parents, professeurs) . A l'inverse les écoles sont pourtant très attentives à ces publications.
Les média impliqués
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Exemples et sources d'information
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