Généralités
Conçue initialement comme une filière adaptée aux Deug, les formations universitaires ont connu une croissance exceptionnelle depuis le début des années 80: 25 créations en 10 ans; 39 écoles ou instituts regroupés au sein de 31 universités en 1998 et une progression annuelle des flux de 19% au cours des dix dernières années.
2896 diplômes d'ingénieurs en 1996., soit 13% de l'ensemble des diplômes d'ingénieurs délivrés en formation initiale par les formations traditionnelles.
La plupart des formations d'ingénieurs qui ont vu le jour au sein des universités et qui ne se rattachent pas au Groupe Concours Polytechnique (ex-ENSI) recrutent essentiellement des diplömés de niveau bac +2.
L'orientation de départ était de recruter principalement dans les premiers cycles universitaires. Les formations universitaires se distinguent des uatres formations par un recrutement équilibré intagrant en moyenne un tiers de Deug mais aussi des DUT (30%) et des élèves de classes préparatoires (21%).
Historique
Les universités de Montpellier, Clermont II, Lille et Paris
XIII furent les premières universités à obtenir
de la commission des titres l'habilitation à délivrer
un titre d'ingénieur (en 1974 pour les deux premières
et en 1976 pour les deux dernières).
Le schéma adopté fut celui d'une année
d'ingéniorat complémentaire à une MST
(Maîtrise de Sciences et Techniques), dont l'accès
était limité aux meilleurs éléments. Les
élèves obtenaient alors un diplôme
d'ingénieur faisant mention de la
spécialité.
Après une première vague d'habilitations, cette formule
fut progressivement remise en cause :
- une cinquième année ouvrant droit à la délivrance d'un diplôme d'ingénieur soulevait des critiques de fond, la dimension de formation d'ingénieur n'apparaissant qu'au cours de la dernière année, après un premier cycle universitaire de deux ans dépendant de normes strictes fixées au plan national ;
- la sélection à la fin des MST apparaissait difficile à fonder, car elle était inspirée par une sorte d'élitisme peu compréhensible ;
- d'autre part, toutes les universités dotées de MST qui revendiquaient le passage au niveau ingénieur décidaient d'abandonner la MST.
A partir de 1983, les nouvelles habilitations furent accordées sur le modèle d'un recrutement au niveau bac+2 (DEUG/ DUT/BTS) et de la délivrance d'un diplôme d'ingénieur au niveau bac+5 sans l'étape intermédiaire MST. Les formations les plus anciennes se sont progressivement rattachées à ce schéma.
Il n'est pas déplacé de rappeler que les formations universitaires ne sont pas sorties de terre par un coup de baguette magique, ni même de l'inspiration de quelques universitaires isolés.
Le choix des filières a été en règle générale longuement discuté au plan local, au sein de groupes de réflexion largement ouverts aux milieux professionnels. De cette manière, les dossiers proposés à la Commission des Titres étaient déjà techniquement éprouvés.
Aujourd'hui, ces formations ont parfaitement pris pied dans le dispositif et se mobilisent pour se faire reconnaître.
Leurs atouts sont réels : installation sur des créneaux porteurs, implantation régionale, mode de recrutement proposant une alternative aux élèves qui ne veulent pas de la logique des concours ou d'une sélection précoce au niveau du bac.
Par rapport aux formations d'ingénieurs traditionnelles, les formations universitaires apparaissent en définitive comme le support d'un profil original intégrant une forte dimension sciences appliquées qui les rapproche de la logique nord-américaine.
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produit par le CEFI