L'accroissement des flux et du nombre des formations / La croissance des flux a concerné toutes les filières / Un recrutement plus difficile depuis 1993/94
L'accroissement
des flux et du nombre des formations
Le nombre des ingénieurs diplômés au titre de la formation continue a connu une croissance notable à partir de 1990, doublant presque en 5 ans. Il dépasse 2 400 en 1995.Si ce nombre est le plus élevé observé en valeur absolue, il reste modeste par rapport aux 22 000 diplômes d'ingénieurs délivrés cette même année. La part de la formation continue dans ce total n'a que faiblement progressé, passant de 8 à 9% entre 1988 et 1994.
La croissance des flux de diplômés de la formation continue résulte de toute une dynamique visant à créer de nouvelles filières de formation continue, tant de type "Fontanet" que de type "Nouvelles Formations d'Ingénieurs", en réponse aux aspirations des techniciens supérieurs en attente de promotion.
La
croissance des flux a concerné toutes les
filières
La création des NFI explique la moitié de la croissance des diplômés en formation continue. De fait, toutes ont connu une progression durant la période 92/94. Plusieurs facteurs, ont concouru à cette évolution, dont :
- la cote élevée du diplôme d'ingénieur sur le marché du travail lorsque les salariés se sont engagés dans ces formations (entre 1989 et 1991),
- l'existence d'aides de l'Etat pour leur financement.
Un
recrutement plus difficile depuis 1993/94
Depuis 1993/94, nombre d'écoles ont noté une diminution sensible du nombre des candidats dans leurs filières d'ingénieurs par la formation continue. Globalement, ces filières connaissent un plafonnement des effectifs, quand ce n'est pas une diminution.La filière Fontanet/Écoles des Mines a été particulièrement touchée. Trois enquêtes (CEFI, Réseau National Fontanet et ENSTIMN Nantes) mettent en évidence :
- Une diminution brutale du nombre des candidatures par rapport à 1993.
- Une baisse du nombre des entrées en cycle préparatoire en 1995 par rapport à 1994 (-20% au minimum).
- Un effet atténué sur le nombre des stagiaires entrant en cycle terminal. Les écoles expliquent cette stabilité par la présence de candidats plus motivés, ayant mieux réfléchi à leur projet, à l'organisation et au financement de leur formation.
Les NFI ont cessé leur croissance entre 1992 et 1993, sans que l'on puisse noter de récession depuis lors. Les chiffres -partiels- des entrées en formation en 1995 attestent toujours d'une stabilité des flux.
Document produit par le CEFI
revu le: 30/12/96.