Sites Web
La profession d'ingénieur
L'accréditation
Les formations de génie

 

 

Canada
Le contexte de l'enseignement supérieur

 

Un pays fédéral

Le Canada est une fédération de provinces disposant d'une grande autonomie

 

 L'enseignement supérieur canadien : Un aperçu

Extrait d'une présentation de l'association des universités et des collèges du Canada

Les 91 établissements d’enseignement supérieur qui forment la communauté offrent une grande variété . Il y a de grandes universités proposant un choix complet de programmes aux trois cycles et faisant des travaux de recherche d’importance nationale et internationale. D’autres, comme les petits collèges d’arts libéraux de premier cycle, offrent intimité et attention personnelle. D’autres encore donnent un enseignement supérieur professionnel dans des domaines comme le génie, l’art graphique utilitaire ou l’agriculture.

Certaines universités ont conservé leurs attaches confessionnelles tout en s’alliant à des établissements de plus grande taille et en mettant en suspens leur pouvoir de conférer des grades. D’autres sont spécialisées en enseignement à distance, domaine dans lequel le Canada est l’un des chefs de file mondiaux. Il est aussi un pionnier de la formation en alternance et de plus en plus d’universités offrent des programmes qui permettent aux étudiants de conjuguer études et expérience de travail (sauf la plupart des étudiants étrangers).

Beaucoup d’universités offrent aussi des programmes d’échanges avec des établissements étrangers, ce qui donne aux étudiants l’occasion d’aller suivre ailleurs des cours qui leur seront crédités au Canada.
|
Dans l’ensemble, nos universités offrent un choix fabuleux : petites ou grandes, confessionnelles ou non, anglophones, francophones ou bilingues, situées dans de grandes ou petites villes ou carrément sur l’autoroute électronique.
À quelques exceptions près, les universités sont généralement subventionnées par l’État. Leurs programmes, particulièrement au premier cycle, sont de qualité uniforme.
Les universités du Canada sont le miroir d’un immense pays à la riche diversité.
Certaines ont été fondées presque dès l’arrivée des Européens dont l’Université Laval, par exemple, qui a vu le jour en 1663 sous le nom de Séminaire de Québec, est l’une des plus vieilles universités de l’Amérique du Nord.

Les premiers collèges du Canada étaient tous confessionnels et reflétaient la tradition religieuse des colonisateurs qui les ont fondés. C’étaient de petits établissements élitistes, voués à la formation religieuse et à ce qu’on appellerait aujourd’hui des programmes d’arts libéraux. À l’aurore de la Confédération, en 1867, le Canada comptait 17 collèges dont quatre seulement échappaient à l’emprise confessionnelle. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique donnait aux provinces la compétence exclusive sur l’éducation et l’on pouvait dès lors présager quelle forme et quel caractère allait prendre la communauté universitaire qui croîtrait avec le reste du pays.

Le gouvernement a commencé à s’occuper massivement de l’enseignement supérieur au début du siècle, lorsque les quatre provinces de l’Ouest (Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan et Manitoba) ont établi des universités à charte provinciale sur le modèle des collèges bénéficiant de concessions de terrains qui voyaient le jour aux États-Unis.
Si la constitution donnait clairement aux provinces le pouvoir sur les questions d’éducation, elle accordait aussi au gouvernement fédéral un rôle de supervision de l’enseignement dans les territoires du Nord et des besoins éducatifs des autochtones, des membres des forces armées et des pensionnaires des établissements correctionnels fédéraux.

Au fil des années, le gouvernement fédéral s’est intéressé à divers degrés à l’enseignement supérieur et à la recherche. Par exemple, au cours de la première guerre mondiale, le besoin urgent de disposer d’une base de recherche a mené à la création du Conseil national de recherches en 1916. Après la guerre, le conseil a continué son activité et offert un soutien limité aux chercheurs des universités et aux étudiants diplômés. En 1919, le gouvernement fédéral créait un programme d’aide financière aux anciens combattants pour qu’ils puissent fréquenter les collèges et universités de plus en plus nombreux du pays.

Mais ce n’est pas avant la fin de la deuxième guerre mondiale qu’il a entrepris de façon soutenue et concertée de développer les capacités du pays en enseignement supérieur et en recherche. La Loi sur la réadaptation des anciens combattants, adoptée en 1945, acheminait pour la première fois une aide directe du gouvernement fédéral aux établissements d’enseignement supérieur. Pendant les décennies qui ont suivi, il a conclu une série d’ententes d’aide financière à l’enseignement postsecondaire, d’abord directement par des subventions et plus tard indirectement par des transferts aux provinces comme aide au soutien du fonctionnement des universités. Il est également devenu le principal parrain de la recherche universitaire.

L’injection de fonds publics, tant fédéraux que provinciaux, a coïncidé avec une période de croissance spectaculaire des inscriptions aux universités, du nombre d’établissements postsecondaires, des capacités de recherche et du nombre de programmes offerts. En sept ans, entre 1955 et 1962, le nombre d’inscriptions à temps complet a doublé. Il a de nouveau doublé entre 1962 et 1969. Entre-temps, 19 nouvelles universités ont été dotées de chartes provinciales pour recevoir les nombreux assoiffés d’études de la génération du baby-boom.

La fréquentation des universités a continué d’augmenter pendant la plupart des décennies suivantes, surtout à cause de l’arrivée d’un plus grand nombre de femmes sur les rangs. Dès 1980, le taux de participation des femmes a presque doublé. Aujourd’hui, plus de la moitié des étudiants à temps plein sont des femmes et près d’un sur quatre a plus de 24 ans. Pour le pourcentage de citoyens qui fréquentent l’université, le Canada vient au deuxième rang au monde, juste après les États-Unis.

Les Canadiens sont toujours nombreux à penser que des études universitaires sont essentielles à leur mieux-être futur. Quant au mieux-être de la communauté universitaire, du moins dans son état actuel, il est loin d’être assuré. Au Canada, les étudiants et les gouvernements se sont, pendant longtemps, partagé la responsabilité du financement de l’enseignement postsecondaire. Mais, de nos jours, les changements de priorités et l’obsession du déficit ont entraîné la réduction des fonds provenant du secteur public. Et même si les revenus provenant des droits de scolarité sont à la hausse, ils ne parviennent pas à combler le manque à gagner occasionné par la réduction de l’appui gouvernemental.

Les changements de mode de financement exercent, à leur tour, une influence sur les politiques et les programmes universitaires. En réponse aux compressions provinciales, dans les années 1970 et au début des années 1980, les universités ont ajusté leur tir en augmentant l’efficacité des services qu’elles offraient à une clientèle à la hausse.

Recherche


Au Canada, la recherche universitaire a une longue histoire de réussites, depuis la découverte de l’insuline et la création du Pablum dans les années 20 jusqu’à, plus récemment, l’invention de plastiques biodégradables au soleil. Les chercheurs ont fait du colza canola la troisième culture en importance au pays, inventé le pancréas artificiel, identifié le gène qui cause la fibrose kystique, mis au point le stimulateur cardiaque, la navigation par satellites ultra-précise et les systèmes topographiques. Ils ont été les premiers à synthétiser l’ARN, réaliser un microscope électronique commercial et trouver de nouveaux moyens d’affronter la douleur et le stress.
Une bonne partie des travaux universitaires sont en recherche pure, mais il y a aussi des retombées économiques. Des donneés du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et du Conseil national de recherches indiquent que les entreprises mises sur pied par une université ou un chercheur universitaire pour commercialiser les découvertes des recherches universitaires subventionnées par les conseils emploient de 8 000 à 10 000 personnes. Les ventes conjuguées de ces entreprises sont évaluées à plus d’un miliard de dollars par année.
La recherche est généralement vue comme un complément nécessaire à l’enseignement universitaire. La recherche savante, que ce soit les découvertes en laboratoire, de nouveaux aperçus sur le comportement humain, les arts, l’histoire et le monde qui nous entoure, est la force motrice de l’enseignement et de l’apprentissage. Des chercheurs canadiens occupent un rang enviable dans le monde. Leurs contributions comptent pour 4 p. cent de la littérature érudite du monde entier et le Citation Index révèle que le Canada arrive septième sur 107 nations pour le nombre de citations par mémoire.
Les gouvernements financent la majeure partie de la recherche universitaire dans laquelle ils voient un apport important à la capacité de concurrence et à la qualité de vie du Canada. Notre effort national en R-D est piteux comparé à celui de la plupart des pays membres de l’OCDE. Et même des pays qui n’en sont pas membres font maintenant mieux que nous en recherche. Si l’investissement des entreprises dans la recherche universitaire a augmenté (approximativement 270 millions de dollars en 1993, presque trois fois plus qu’en 1988), la moyenne de l’investissement industriel en recherche et développement au Canada est la moitié de celle de l’OCDE.
Non seulement notre effort de R-D est-il faible mais encore notre investissement dans la R-D universitaire vient loin derrière celui de plusieurs pays membres de l’OCDE. Il y a matière à s’inquiéter. Les universités, principales sources de personnel hautement qualifié, de connaissances et d’idées, sont le fondement du processus de l’innovation. L’investissement dans la recherche débouche sur des innovations. À leur tour, celles-ci enrichissent la productivité qui alimente la croissance économique qui, en bout de ligne, crée des emplois bien rémunérés et mène à l’amélioration de la qualité de vie.
Le soutien du gouvernement fédéral à la recherche fondamentale et appliquée est acheminé par trois conseils subventionnaires :

  • le Conseil de recherches médicales,
  • le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie
  • et le Conseil de recherches en sciences humaines.

Tous trois fonctionnent de façon indépendante du gouvernement et sont chargés de favoriser une solide base de recherche reliant la recherche universitaire aux priorités socio-économiques du Canada et formant des chercheurs hautement qualifiés. Huit des 10 provinces ont créé des organismes similaires pour leur soutien aux programmes de recherche.
Ces dernières années, on a voulu par diverses initiatives resserrer les liens entre les chercheurs des universités et l’industrie. La recherche universitaire devient aussi de plus en plus axée sur un contexte stratégique nécessaire à la santé sociale et économique du pays. De plus en plus d’universités se dotent de parcs technologiques et de bureaux de commercialisation pour favoriser le partenariat université-industrie et faire profiter le secteur privé de leurs découvertes.
Les universités jouent aussi un rôle essentiel dans la vie sociale. Elles ont des garderies et des cliniques médicales, donnent des conseils aux petites entreprises et aux contribuables, entretiennent des galeries d’art et des musées et offrent des émissions de télévision et du théâtre. Il y a aussi à travers le pays un réseau de radios communautaires de campus différentes de la radio commerciale et de la radio d’État.

Genres de grades et conditions d’obtention


Au Canada, les universités sont les établissements d’enseignement où l’on poursuit après l’école secondaire des études menant à un grade.

Les collèges communautaires sont des établissements d’études postsecondaires qui n’offrent pas de grades mais plutôt des cours techniques ou professionnels ou des cours préparant au passage à une université. Au Québec, leurs équivalents s’appellent des cégeps (collèges d’enseignement général et professionnel).


La distinction entre les études à l’université et au collège communautaire est beaucoup moins prononcée aujourd’hui qu’il y a 10 ans. Bon nombre d’universités créent des coentreprises avec des collèges communautaires voisins, ce qui permet aux étudiants de conjuguer leurs études universitaires avec les cours plus appliqués ordinairement offerts dans les collèges communautaires. En Colombie-Britannique, par exemple, on peut commencer ses études au collège et faire transférer plus tard les unités de cours en vue d’un grade universitaire.


Les programmes de premier cycle menant à un baccalauréat demandent généralement trois ou quatre années d’études à temps plein, selon la province. Dans les provinces où le baccalauréat dure trois ans, on exige habituellement une année d’études supplémentaire pour une spécialisation. Ailleurs, le baccalauréat spécialisé demande généralement un degré plus élevé de concentration et de réussite dans le sujet de spécialisation mais pas nécessairement une année de plus. Le grade spécialisé est généralement considéré comme un préalable aux études plus avancées.


Chaque établissement pose ses conditions pour l’obtention d’un grade. Au premier cycle, on demande ordinairement une concentration dans un sujet particulier à une majeure et il est souvent nécessaire d’atteindre un certain minimum de moyenne pondérée cumulative pour obtenir le diplôme. Certaines universités exigent que les étudiants de première année suivent au moins un cours obligatoire.
Un premier grade professionnel, toujours au baccalauréat, peut comprendre quatre ans d’études à temps plein après l’école secondaire, ou un ou deux ans après l’obtention d’un baccalauréat ès arts. Pour le droit, il faut ordinairement trois années d’études à temps plein pour compléter le programme. Beaucoup d’universités offrent aussi à tous les cycles un éventail de cours menant à un certificat ou un diplôme.

D’ordinaire, la maîtrise demande au moins une année d’études à temps plein et un mémoire, des travaux pratiques ou un rapport de recherche. Les programmes de doctorat, menant habituellement à un PhD, demandent au moins trois années d’études à temps plein, dont au moins une doit être passée sur le campus. Si l’on demande habituellement une maîtrise pour l’admission aux études de doctorat, certaines universités permettent l’admission de diplômés d’un programme de baccalauréat spécialisé.
Les normes d’admission varient d’une université à l’autre et entre les programmes d’un même établissement. Pour l’admission aux programmes de premier cycle en arts et sciences, il faut normalement avoir réussi un programme d’études secondaires. On demande ordinairement aux étudiants du Québec deux années de cégep après le secondaire V. Il faut souvent des notes élevées pour l’admission aux programmes menant à un grade professionnel tel que le génie, l’administration des affaires, l’éducation et le journalisme.

Les étudiants étrangers sont censés respecter les normes générales d’admission d’une université et, si leur langue maternelle est autre que l’anglais ou le français, posséder une grande maîtrise de sa langue d’enseignement. Ceux qui choisissent une université où la langue est l’anglais doivent habituellement obtenir une note de 550 au moins au Test of English as a Foreign Language (TOEFL). Les universités francophones du Canada ont des exigences semblables. On conseille aux étrangers de communiquer avec l’université de leur choix au moins un an à l’avance.
Chaque université pose ses conditions d’admission et évalue individuellement les titres de chacun des candidats. Il n’y a pas de politique nationale relativement aux équivalences des titres acquis à l’étranger. Il n’y a pas non plus d’examen d’entrée à l’échelle du Canada.

L’année universitaire va ordinairement de septembre à mai selon le régime de semestre. Certaines universités ont un régime de trimestre et la plupart des cours sont offerts toute l’année. On peut obtenir des détails sur les cours et les calendriers du registraire de chaque université.Frais
Comme dans bien d’autres pays, les droits de scolarité ont augmenté depuis quelque temps. Aujourd’hui, ils constituent en moyenne quelque 25 % des revenus de fonctionnement de l’université, comparativement à 13 p. cent en 1980. Ils diffèrent d’une province à l’autre et d’une université à l’autre. Les droits de scolarité moyens s’élèvent à environ 2 500 $ par année et dans la plupart des provinces, les étudiants étrangers se voient imposer des droits supplémentaires.
Le coût des livres, les frais de subsistance et de voyage et les frais divers varient. Certains programmes peuvent coûter jusqu’à 1 000 $ par année en livres. La plupart des universités offrent un logement à prix abordable sur le campus et une formule de repas. Mais beaucoup d’étudiants préfèrent habiter ailleurs. Le bureau du logement de l’université est une bonne source de renseignements.
Les régimes de prêts aux étudiants du Canada et du Québec aident financièrement les étudiants en fonction de leurs besoins. Les étudiants autochtones bénéficient du Programme d’aide à l’enseignement postsecondaire du gouvernement fédéral. Les gouvernements provinciaux ont aussi des programmes d’aide aux étudiants et la plupart des universités accordent des bourses aux nouveaux étudiants exceptionnellement doués.

Aux cycles avancés, on trouve des bourses d’études et de recherche et des postes d’assistants à l’enseignement, ainsi que des subventions des conseils subventionnaires fédéraux.
L’AUCC administre plusieurs bourses pour tous les niveaux d’études. Sa division des programmes internationaux et canadiens produit une brochure donnant des détails sur ces programmes. L’AUCC n’accepte de demandes pour les bourses qu’elle administre que de citoyens canadiens et de résidents permanents.

Le tableau ci-dessous donne un aperçu du coût des études pour l’année universitaire 1995-1996. Les étudiants doivent se rappeler que les droits de scolarité ne représentent que 25 à 35 p. cent environ du total. Il faut prévoir en plus les livres, les fournitures et instruments, les frais d’activités étudiantes, le logement, les repas, le blanchissage, le transport, les soins médicaux, les vêtements et les loisirs.
L’étranger qui veut étudier au Canada doit faire la demande d’un permis de séjour pour étudiants auprès de la mission diplomatique canadienne la plus rapprochée. Dans certains cas, il faudra aussi un visa de visiteur, qui sera émis en même temps que le permis de séjour. Le futur étudiant doit aussi faire le nécessaire pour adhérer à un régime privé d’assurance-maladie. Les étudiants étrangers et leur famille ne peuvent bénéficier des régimes d’assurance-maladie du gouvernement provincial à moins qu’ils puissent démontrer, en obtenant un permis de travail ou le statut d’immigrant reçu, qu’ils ont établi leur résidence dans la province et ont l’intention d’y demeurer lorsque leurs études seront terminées.
Les étrangers devraient se renseigner auprès du gouvernement de leur pays sur les programmes de bourses pour études au Canada.Internationalisation
Selon un énoncé récent intitulé L’internationalisation et les universités canadiennes, que les membres de l’Association des Universités et Collèges du Canada ont adopté en 1995, l’internationalisation de l’université est « une transformation nécessaire, dynamique et délibérée de notre manière d’enseigner et d’apprendre, essentielle pour assurer la qualité future de l’enseignement supérieur et même l’avenir du Canada. »
Un nombre croissant d’universités intègrent dans leur mandat un engagement envers l’internationalisation. L’importance que chacune accorde à la dimension internationale dépend de son histoire et de son caractère. Mais toutes s’efforcent d’accentuer l’internationalisation en se fixant d’importants objectifs. Elles reconnaissent qu’elles ont un rôle essentiel à jouer pour la valorisation du potentiel humain en formant des personnes hautement spécialisées qui posséderont les compétences essentielles dans les domaines utiles à la capacité de concurrence internationale du Canada.
Les universités sont aussi un forum où débattre des opinions et des idées. Elles insufflent l’esprit du
« village planétaire » dans la communauté universitaire, particulièrement par la façon dont elles accueillent les étudiants et les professeurs du monde entier. Actuellement, plus de 30 000 étrangers sont inscrits aux programmes des trois cycles dans des universités canadiennes. Et elles se préoccupent plus qu’avant de mettre au point des programmes d’études qui reflètent et intègrent la nature internationale du savoir. Par exemple, elles offrent de nouveaux programmes d’études régionales et des programmes d’études en alternance qui permettent d’intégrer des périodes de
travail à l’étranger et elles créent des techniques de formation à distance.
Les universités canadiennes favorisent aussi, autant que possible, la coopération internationale. L’interdépendance plus marquée des grandes questions dans le monde d’aujourd’hui rend les échanges savants, la coopération sectorielle et la mobilité des étudiants à travers le monde plus importants que jamais pour la création de nouvelles connaissances et de nouvelles solutions à des problèmes communs. Selon la base de données de l’AUCC sur les accords d’échanges internationaux des universités (CUE), jusqu’en 1996, les universités ont signé près de 1 800 accords d’échanges internationaux. Ces accords portaient sur une foule de disciplines et l’activité allait de l’échange d’étudiants avec plus de 100 collèges d’art graphique utilitaire dans le monde jusqu’à des échanges de professeurs et des travaux de recherche conjoints dans beaucoup de branches
du génie.
Les universités continuent de s’internationaliser par leur engagement à mettre en valeur le capital humain des pays en développement, de concert avec des universités de l’hémisphère sud. La base de données de l’AUCC sur les projets des universités canadiennes en développement international (connue sous le nom de CUPID) donne une idée de l’expérience riche et variée des établissements d’enseignement supérieur dans ce domaine. Jusqu’à 1995, nos universités et leurs partenaires du monde en développement ont coopéré à plus de 2 000 projets de développement international, allant de l’agriculture à la zootechnie et faisant appel à des professeurs, des chercheurs, des étudiants et des administrateurs.
Préparer les Canadiens en vue du XXIe siècle demande de nouvelles connaissances, de nouvelles compétences, de nouvelles méthodes et de nouvelles attitudes dont aucune ne sera vraiment complète ou pertinente si nous ne donnons pas de dimension internationale à la formation. Pour beaucoup d’universités, expliquer et promouvoir la nécessité de l’internationalisation ne va pas sans mal car les avantages économiques et culturels qui découlent d’un échange actif de savants et d’étudiants, et surtout d’étudiants du premier cycle, ne sont pas toujours bien compris. On reconnaît cependant que la poursuite du processus d’internationalisation des universités est un élément nécessaire de cette préparation, une partie intégrante de l’excellence en enseignement supérieur et une composante essentielle du mieux-être futur de la société. .

retour début