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Canada
La profession d'ingénieur

 

Une profession réglementée

Au Canada, l'ingÈnierie est une profession rÈglementÈe. Cela signifie que, selon la loi, nul ne peut exercer la profession d'ingÈnieur sans permis. L'attribution des permis est effectuÈe par les 12 associations/ordre provinciaux et territoriaux d'ingÈnierie, lesquels fixent les normes et rÈglementent la profession. Un permis d'ingÈnieur n'est valide que dans la juridiction oš il a ÈtÈ Èmis. Il existe toutefois une entente sur la mobilitÈ entre les provinces et territoires quant au transfert des permis. Ces associations/ordre desservent et protËgent l'intÈrÍt public au nom de leur gouvernement provincial ou territorial respectif.

Une fois admis ou titulaire d'un permis comme membre d'une association/ordre provincial ou territorial, l'ingÈnieur peut s'annoncer comme ingÈnieur et faire suivre son nom de la dÈsignation ´ing.ª (au QuÈbec) ou ´P.Eng.ª (ailleurs au Canada). Au Canada, il est illÈgal d'exercer la profession d'ingÈnieur ou d'utiliser la dÈsignation ´ing.ª ou ´P.Eng.ª sans dÈtenir un permis de membre d'une association/ordre d'ingÈnierie.

CONDITIONS POUR L'OBTENTION D'UN PERMIS

Normalement, pour obtenir un permis d'ingÈnieur d'une association/ordre provincial ou territorial d'ingÈnierie, le candidat doit :

  •  tre citoyen canadien ou rÈsident permanent. (La citoyennetÈ canadienne ou le statut de rÈsident permanent est nÈcessaire pour prÈsenter une demande de permis. Il est impossible d'obtenir un permis avant d'immigrer au Canada.)
  • PossÈder un diplÙme de premier cycle (niveau du baccalaurÈat) en gÈnie dÈcernÈ dans le cadre d'un programme d'une universitÈ canadienne accrÈditÈe, ou possÈder un diplÙme en gÈnie par ailleurs reconnu, et suivre un programme d'examens assignÈ. La reconnaissance de l'Èquivalence de la formation par une universitÈ canadienne ou un autre organisme n'a aucun rapport avec la reconnaissance de votre diplÙme par le CCI et ses associations/ordre constituants.
  • Accumuler de deux ‡ quatre annÈes d'expÈrience en travail d'ingÈnierie, compte tenu de l'association/ordre. Un minimum de 12 mois d'expÈrience portant sur des travaux effectuÈs dans un milieu canadien est exigÈ, pour assurer la familiaritÈ avec les normes et codes canadiens.
  • Subir avec succËs un examen professionnel portant sur l'exercice de la profession, la dÈontologie, ainsi que le droit et les obligations en matiËre de gÈnie.
  •  tre de bonne moralitÈ et avoir une bonne rÈputation.
  • Avoir une bonne connaissance de l'anglais (du franÁais au QuÈbec, du franÁais ou de l'anglais au Nouveau-Brunswick).

Travail au Canada avant l'obtention d'un permis


Le requérant peut travailler comme ingénieur seulement si un ingénieur titulaire d'un permis prend à son compte la responsabilité du travail. Au Canada, il est interdit à toute personne ne possédant pas de permis d'ingénieur d'approuver des dessins ou des rapports d'ingénierie, d'utiliser le titre "ingénieur" ou une variante de ce titre, ou d'offrir, d'une façon quelconque, des services d'ingénierie au public.
Pendant que la demande de permis est à l'étude, le requérant peut s'inscrire à titre de stagiaire auprès de son association/ordre afin de recevoir des conseils et directives sur la nature de l'expérience en ingénierie exigée.
La plupart des autres travaux techniques (c'est-à-dire qui ne sont pas considérés comme de l'ingénierie) peuvent être accomplis sans aucune restriction par une personne ne détenant pas de permis d'ingénieur, bien que certaines autres lois, comme la loi sur les architectes ou la loi sur les arpenteurs-géomètres, puissent s'y opposer.

Sondage national de 1997 sur la profession d’ingénieur au Canada

Au cours du printemps et de l’été de 1997, le Conseil canadien des ingénieurs (CCI) a effectué un sondage national au sujet de l’ensemble de la profession d’ingénieur au Canada. Plus de 41 000 questionnaires (25 pour cent) ont été remplis et retournés au CCI, soit un échantillonnage statistiquement valable de la profession d’ingénieur au Canada.

Pour obtenir un exemplaire du "Sondage national de 1997 sur la profession d’ingénieur au Canada, Résumé et conclusions", veuillez communiquer avec Mme Lynn Tremblay, adjointe, Affaires professionnelles, au CCI, à l’adresse : lynn.tremblay@ccpe.ca.

  • 151 200 ingénieurs et géoscientifiques individuels détiennent actuellement (en 1996)165 768 permis de pratique et(ou) cartes de membre auprès des douze (12) associations/Ordre professionnelles provinciales et territoriales. Certains membres détiennent plus d’un permis. L’effectif des membres (professionnels, étudiants, etc.) dans ces associations/Ordre a gonflé de 23,3 % au cours des dix (10) dernières années, pour un taux de croissance moyen de 2,3 % par année
  • Vingt-cinq pourcent (25 %) des ingénieurs poursuivent leur formation universitaire pour obtenir un deuxième diplôme de premier cycle ou un diplôme de deuxième ou troisième cycle.
  • Les femmes comptaient pour 5,5 % du nombre total d’ingénieurs enregistrés en 1997. Cela se compare à 3,2 % en 1990 et à 0,5 % en 1980.
  • Les femmes comptent pour environ 25 % des nouveaux admis à la profession, ce qui fait grimper le pourcentage relatif des femmes ingénieures avec le temps. Les femmes comptent pour environ 6,7 % (10 130) des membres d’associations/Ordre au total, y compris les ingénieurs, les géoscientifiques et les membres en formation.
    • Les dix (10) disciplines d’ingénierie les plus souvent adoptées par les ingénieurs au Canada se lisent comme suit
      1. Civil (26.0%)              6. Industriel, de fabrication (2.7%)
      2. Mécanique (24.5%)  7. Électronique (2.5%)
      3. Électrique (16.9%)   8. Métallurgique, Science des métaux (2.3%)
      4. Chimique (10.6%)    9. minéralogie (2.2%)
      5. Géologique (3.1%) 10. Génie physique (2.1%) .
  • Une majorité des disciplines signalaient un taux de chômage entre 1 % et 2 %. Le taux de chômage le plus élevé dans une discipline quelconque était de 7,5 %.
  • Les dix (10) fonctions de postes les plus souvent signalées par les ingénieurs, c’est-à-dire celles qui occupaient 25 % ou plus de leur temps de travail, sont les suivantes
    • gestion de projet : 41%
    • conception : 32,5%
    • gestion ou administration : 18,8%
    • planification de projet : 17,4%
    • services de soutien en ingénierie ou en technologie : 16,1%
    • exploitation et production : 12,3%
    • recherche et développement : 9,4%
    • rédaction technique ou de devis : 7,9%
    • assurance de la qualité : 7,1%
    • commercialisation et ventes : 6,8%
  • La plupart des ingénieurs agréés travaillent dans les entreprises de services (53,5 %) et manufacturières (28,3 %).
  • Parmi les cinq (5) branches d’activités employant le plus souvent des ingénieurs, on en retrouve trois dans le secteur des services, une dans le secteur primaire et une dans le secteur de la fabrication :
    • bureaux d’ingénieurs, d’architectes et d’ingénieurs-conseils (17,9%)
    • organismes gouvernementaux (9,4%)
    • produits électriques et électroniques (6,9%)
    • pétrole brut et gaz naturel (6,8%)
    • réseaux de distribution d’énergie électrique (5,5%)*
  • La vaste majorité des ingénieurs oeuvrent dans des grandes sociétés. Les organisations comptant plus de 500 personnes à leur effectif emploient 48,3 % de tous les ingénieurs, tandis que 22 % des ingénieurs font partie de sociétés employant de 51 à 500 personnes.
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