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Inde
Présentation générale

 

Le pays

L’Inde est une fédération de 25 Etats et 7 Territoires représentant différentes communautés linguistiques et culturelles (18 langues reconnues par la Constitution). Au plan économique, les états du Sud sont les plus avancés (Madras, Kerala, Andhra Pradesh, Kernadaga). Ancienne colonie britannique pendant 190 ans, l’Inde a accédé à l’indépendance en 1947.Voir carte
Avec une population de 884 millions d’habitants, l’Inde est le deuxième pays le plus peuplé du monde. La société indienne est stratifiée (système de castes).
Depuis 1991, l’Inde est engagée dans un plan de réformes économiques qui ont permis de raviver le secteur de l’emploi, diminuer l’inflation, d’attirer les investisseurs étrangers et ont provoqué un boom des exportations (dont en particulier le secteur informatique).
Dans le domaine de l’éducation, des efforts sont également réalisés pour élargir l’accès à l’enseignement aux couches sociales moins favorisées.


Une pluralité de structures d’enseignement supérieur


L’organisation du système d’enseignement supérieur indien, imprégné de l’influence britannique, est cependant très différent des schémas habituels européens. Il s’y cotoie une pluralité de structures d’enseignement d’origines et de statuts divers (public, privé, institutions dépendant de différentes confessions, sociétés philantropiques, institutions de création étrangère). L’éducation de statut privé joue un rôle important.


Dans l’ensemble, l’Inde compte de l’ordre de 226 Universités, auxquels sont affiliés 8000 Collèges, plus de 1000 Collèges d’Ingénieur et Instituts de Technologie et plus de 100 Collèges dédiés à la médecine. En outre, la création d’institutions d’enseignement supérieur progresse à un rythme extrêmement rapide. En matière d’éducation, les états ont une responsabilité importante. Il existe toutefois une structure centrale d’Etat, All India Council for Technical Education (AICTE), qui intervient au niveau de l’autorisation de la création des Universités et de l’accréditation des programmes, ainsi que de l’évaluation et du financement.

  • Un système d’enseignement supérieur en expansion, mais sélectif


    Depuis l’indépendance en 1947, le nombre d’inscriptions dans l’enseignement supérieur en Inde a été multiplié par 20, pour atteindre environ 4,5 millions d’étudiants dans les années 90, ce qui toutefois représente une faible proportion (5%?) en rapport de la population en âge de suivre des études universitaires.
    Il existe de nombreux freins à un accès plus large à l’enseignement en général et l’enseignement supérieur en particulier :
    le coût des études : au niveau du secondaire, de nombreuses écoles privées payantes (en moyenne 10.000 roupies/an) côtoient un enseignement gratuit introduit en 1960; pour l’enseignement supérieur, le coût moyen est de 35.000 roupies/an (= moins de 1000$), mais peut atteindre des montants beaucoup plus élevés, par exemple pour la médecine (100.000 roupies/an) ou pour les places réservées pour des sponsors industriels (5 places par Université - 500.000 roupies/an); s’ajoute en outre aux frais de scolarité le coût d’un tutorat pratiqué de façon systématique.
    la sélection très rigoureuse après les études secondaires sur la base d’un examen national; un système de quotas par castes entre également en jeu (quotas visant à rétablir l’équlibre en direction des castes plus défavorisées).
    Une place importante dévolue à la formation scientifique
    L’Inde est marquée par une longue tradition de respect pour la connaissance et d’encouragement à l’éducation . Le premier prix Nobel décerné à un non occidental fut attribué à un indien, C.V. Raman, en 1931 dans le domaine de la physique. Depuis l’Inde a continué de s’ affirmer dans le champ scientifique, en particulier dans les domaines de la physique, la chimie, la biochimie, les matériaux (source NSF 1987).
    L’Inde occupe une position dominante en Asie au niveau de la production de doctorats scientifiques. Par rapport à d’autres pays d’Asie (ex : Japon) les formations scientifiques ont été plus poussées que les formations d’ingénieurs : 20% de diplômés de l’enseignement supérieur en sciences pour seulement 4% en ingéniérie. Toutefois, au cours des 20 dernières années le nombre de diplômés en ingéniérie tend à augmenter plus rapidement que les diplômés scientifiques.
    Selon un rapport de la NSF de 1993, on comptait en Inde 5000 institutions d’enseignement supérieur pour les arts et les sciences et seulement 277 pour les études d’ingénieur.


L’implantation de la diaspora indienne aux Etats-Unis


Aux Etats-Unis, les indiens représentent le deuxième lobby le plus important après la communauté juive. Les diplômés les plus brillants y poursuivent leur carrière et 75% d’entre eux occupe des postes à un niveau élevé (tranche salariale de 100.000 $ US).
Plus de la moitié des étudiants en sciences de l’ingénieur suivent leurs études au niveau gradué dans les Universités américaines. Au début des années 90, la NSF recense 29.000 étudiants indiens en sciences et ingéniérie dans les Universités américaines.
Après les Etats-Unis, les deux pays accueillant le plus grand nombre de diplômés ingénieurs indiens sont le Canada et l’Allemagne, surtout en informatique. Au Royaume-Uni on trouve des diplômés indiens dans tous les domaines.