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Accueil des étudiants étrangers

dont 57.000 sont des étudiants étrangers résidant déjà en Allemagne,
les ''Bildungsinlaender'' issus de l'immigration. Par rapport à la
population totale estudiantine (1,8 million), les étrangers
représentent 8,7pour cent, 5,5pour cent si l'on ne compte que les
étrangers venus spécialement en Allemagne pour leurs études.
L'augmentation constante du nombre des étudiants étrangers a en fait
accompagné l'accroissement de la population estudiantine globale
passant de 58.000 en 1980 à 100.000 en 1990, à 141.000 en 1994, à
152.000 en 1996, à 158.000 en 1997 pour atteindre 166.000 en 1998.

L'Office allemand d'échanges universitaires (DAAD) est le
principal soutien financier aux échanges. Il a attribué 14.000 bourses
en 1980, 22.000 en 1990, 26.000 en 1999 et 26.600 en 2000. Il faut
également mentionner que de nombreuses fondations allemandes
(Alexandre von Humbolt, Friedrich-Ebert, Robert-Bosch, ...) favorisent
la venue d'étudiants et d'enseignants étrangers.

Cet effort soutenu du DAAD depuis plus d'une cinquantaine
d'année lui a permis de tisser un réseau dense d'anciens boursiers à
l'étranger, soigneusement entretenu par des rencontres régulières, des
associations locales (plus de 120) et une revue. En tout, le DAAD a,
depuis 50 ans, permis à 550.000 étrangers de venir en Allemagne et à
450.000 Allemands de partir à l'étranger, soit un flux global d'un
million de personnes.

Dans la politique du DAAD, la priorité est mise sur
l'excellence individuelle. Les autres critères (projet existant,
volonté politique, aide à caractère social, ...) ne viennent qu'en
second lieu. La majorité des boursiers a au minimum une licence. Le
DAAD finance rarement des études complètes. Ses programmes sont
ouverts à toutes les disciplines. Un cinquième des bourses (5.000)
sont destinées à des chercheurs confirmés, enseignants ou artistes
pour des séjours de plusieurs mois en Allemagne. La proportion de
femmes est forte : 1/3 pour les chercheurs, la moitié pour les
étudiants. Les priorités géographiques sont clairement reflétées par
l'origine de ces étudiants : l'Europe centrale et de l'est (45pour
cent) arrive largement en tête suivie de l'Asie, Australie et Océanie
(18pour cent), de l'Europe de l'Ouest (11), de l'Amérique latine (9),
des Pays arabes (7), de l'Afrique subsaharienne (6) et de l'Amérique
du Nord (4).

Le DAAD a mis en place un marketing universitaire
international autour de sept priorités :
- rendre les formations allemandes plus intéressantes pour les
étrangers avec des diplômes internationaux, favoriser un système de
formation compréhensible de l'extérieur, une compatibilité la plus
large possible et accorder une grande importance aux langues
étrangères. Plus de 300 cursus de type ''bachelor'' ou ''master'' sont
entièrement ou partiellement en anglais. La plupart prévoit un
apprentissage en parallèle de l'allemand.
- internationaliser la recherche avec, notamment, des programmes
spécifiques pour inciter des jeunes chercheurs étrangers à venir
préparer leur doctorat en Allemagne.
- internationaliser le corps enseignant : augmenter le nombre des
séjours des chercheurs étrangers, valoriser les séjours à l'étranger
des enseignants-chercheurs allemands.
- développer la qualité de l'accueil et du séjour pour les étudiants
étrangers. Dans les disciplines où il y a des déficits, le visa
d'études peut être associé à un visa de travail de cinq ans.
- développer le diplôme ''Deutsch als Fremdsprache'' (DaF) équivalent
du Diplôme approfondi de langue française (DALF) à l'étranger et en
Allemagne.
- encourager et soutenir toute mesure visant l'internationalisation.
- avoir une démarche marketing offensive qui s'appuie notamment sur
les onze bureaux du DAAD ouverts à l'étranger et sur les 544 lecteurs
d'allemand en poste dans les universités étrangères.

Conclusion :

L'Allemagne a fait le choix, dans sa politique d'accueil des
étudiants étrangers, de donner la priorité à des zones géographiques
(Europe centrale et Asie), de cibler des publics (bons et très bons
étudiants des deuxième et troisième cycle, sans préférence
disciplinaire) et de mettre en place une politique qui n'a pas peur de
considérer la formation au niveau mondial comme une marchandise. Le
budget du DAAD, approchant 1,5 milliard de FF par an en augmentation,
en est un atout essentiel.

contact :
Philippe Viallon
Attaché de coopération universitaire
Ambassade de France à Berlin - SCAC -
mél : philippe.viallon@diplomatie.gouv.fr

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