Généralités sur l'enseignement de gestion
L'enseignement à la gestion n'a bénéficié en France d'une véritable reconnaissance qu'à partir des années 60, au moment où l'écart de performances économiques entre la France et l'Amérique du Nord fut mis sur le compte d'une insuffisante importance accordée à une approche systématique de la gestion ("le défi américain"). Un effort important fut fait à cette date pour former des enseignants, développer ou créer de nouveaux établissements (création de la FNEGE).
Sources générales d'information (sites web ou ouvrages)
Terminologie - tendances
Le dispositif français de formation supérieure à la gestion doit être décrit selon deux dimensions:  

Appareil public

Ecoles privées ou consulaires

Bac+2

DUT, BTS

 

Bac+3

Licences pro (lancées en 2000)

accès à partir de bac+2

filières écoles (ex EGC)

Bac+4

MST, Maîtrises AES
MIAGE/IUP

accès à partir de bac+2 ou bac+1 (IUP)

filières écoles en 4 ans

Bac+5

Magistères Formations sur trois ans à partir du DEUG

filière des ESC
prépas +2ans
cycle de cinq années

DESS

accès à partir de bac+4 et externe (ingénieurs diplômés)
  • En formation complémentaire

Appareil public

Ecoles privées ou consulaires

DESS

signalé: le CAAE

Mastères spécialisés

écoles de la CGE

Autres spécialisation

DU (diplôme d'université)

Master ou spécialisation

Après expérience professionnelle
DESS
CAAE pour ingénieurs et scientifiques
exclus en propre (possibilité de partenariat)

MBA

peu fréquent (x4)

écoles privées, ESC, établissements génériques

Executive education
moindre présence
segment très disputé

On aurait tort de considérer de manière trop précise les indications précédentes. Il existe de nombreuses situations intermédiaires: ESC rattachées à des universités (ICN de Nancy). On trouve des offres de MBA en première formation, parfois même superposées aux études traditionnelles en ESC ( cas de l'ESSEC)

 Quelques clés de compréhension

La présentation à plat précédente est compliquée par des spécificités du champ des études de gestion.

  • On ne retrouve pas ici la séparation nette qui existe en principe pour les études d'ingénieurs entre le niveau bac+2 (technicien supérieur) et bac+5 ( ingénieur-cadre technique). On se trouve ici en face d'un continuum et la distinction bac+4 et bac+5 est parfois assez légère, car le second niveau est loin d'ouvrir un accès automatique au statut cadre
  • Le volet des formations alimentée par des diplômés d'autres spécialités est particulièrement important. Un signe positif est la capacité à attirer des ingénieurs ou des scientifiques
  • Les établissements consulaires, gérés par des établissements publics, sont néanmoins régis par la légilsaltion sur l'ensiegnement privé
  • Certains établissements réunissent une structure privée et une structure publique (Sciences Po Paris , ICN Nancy , IECS Strasbourg)
  • A la dualité traditionnelle écoles de commerce-formations universitaires, s'ajoute aujourd'hui la composante MBA, qui représente un segment particulièrement vivant de l'offre actuelle
    • Les MBA ne sont régis au départ par aucune disposition réglementaire ce qui permet un très grande liberté d'initiative
    • Les MBA représentent la référence internationale de base, dans un marché particulièrement concurrentiel, aux enjeux importants ( les MBA sont facturés à des prix élevés)
    • La valorisation d'un MBA passe par une forte promotion à l'international et une utilisation des systèmes internationaux d'accréditation.
    • On trouve des MBA dans des structures publiques en tant que diplômes d'établissement (Paris-Dauphine, IAE d'Aix, Sciences Po Paris, Ecole des Ponts)
    • L'usage des termes est tout sauf normalisé et la simple référence à École de commerce renvoie en même temps à des complexes multiformes comme le groupe HEC ou à des établissements modestes localisés dans de petites villes.