L'accréditation des écoles de commerce doit être totalement
réformée pour répondre aux défis de la globalisation
de l'enseignement dans le secteur et de la pénurie d'universitaires,
estime l'AACSB International (Association to advance collegiate schools of business),
l'une des trois associations internationale d'accréditation d'écoles
de commerce. Les nouvelles règles, qui se veulent plus flexibles pour
l'embauche de personnel et le contenu des enseignements, ont été
présentées lors de l'assemblée annuelle de l'AACSB, qui
rassemblait 1 100 représentants issus de 35 pays.
Depuis la première accréditation accordée à un établissement
étranger, l'ESSEC de Paris en 1997, 29 autres établissements non-américains
ont été accrédités. Et ce alors que l'association
essaie de ne pas imposer un modèle américain. La révision
des critères de labellisation, qui doit être votée en avril
2003, demande un contrôle de l'école tous les 5 ans au lieu de
tous les 10 ans. Toutefois, ces audits demanderont moins de temps et de paperasse.
Si elles sont approuvées, ces nouvelles directives entreront en application
entre 2003 et 2005. Les écoles de commerces qui ont du mal à trouver
des enseignants universitaires, verront ces conditions assouplies: les nouveaux
standards devront démontrer que leurs universitaires sont compétents,
quel que soit leur niveau d'étude. Les critères actuels, a! pprouvés
voici 11 ans, exigent qu'un pourcentage précis du corps enseignant possède
un niveau doctoral. Or, les écoles de commerce font de plus en plus appel
à des hommes de terrain qui n'ont pas toujours les diplômes requis.
Cette réforme avantage les écoles américaines qui avaient
du mal à attirer des détenteurs de PhD dont le nombre a décru
de 19% entre 1995 et 2000.
Source: The Chronicle of higher education, édition du 10 avril 2002,
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