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Observatoire des Formations à la Gestion
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Le poids de la gestion dans l'enseignement supérieur
Les enseignements de gestion représentent environ 1/6éme du total des effectifs étudiants de lenseignement supérieur français. Il a progressé lentement de 1990-91 à 1992-93, les inscrits en gestion progressant plus vite que le total des effectifs de lenseignement supérieur. A partir de 1993-94, il a au contraire entamé une baisse, une partie des étudiants sétant détournée de ces enseignements à la suite de la dégradation des conditions dinsertion et demploi sur un marché dégradé. Mais lannée 1997-98 raméne la croissance du
Il faut observer par ailleurs que les enseignements de gestion ont tendance à diplômer les étudiants plus que lenseignement supérieur dans son ensemble. Les enseignements de gestion délivrent plus du quart des diplômes supérieurs alors quils ninscrivent que moins du cinquiéme des étudiants.Des filiéres nombreuses, mais inégalement dynamiques
La gestion est impliquée dans les premiers cycles de deux maniéres : par les filiéres sélectives (classes préparatoires, IUT, BTS) et par les filiéres ouvertes (DEUG AES et Economie-Gestion). Les premiéres enregistrent depuis le milieu des années 90 une quasi stagnation de leurs flux dentrants, sauf les BTS, en lente progression depuis 1996-97 (de 49700 à 55300). Les inscrits en classes préparatoires connaissent une nette diminution due pour lessentiel au passage de un à deux ans de la préparation aux grandes écoles.
Avec 13 filiéres, en tenant compte de lexistence des trois catégories décoles de commerce, le second cycle offre un panorama trés varié, dans lequel il est souhaitable de distinguer filiéres à gros et petits effectifs .
Dans la premiére catégorie, on trouve
- écoles de commerce du groupe I (29,9%),
- les licences et maîtrises AES (14,0%),
- les IUP (12,7%),
- les écoles de commerce du groupe III (11,4%),
- les licences et maîtrises de Sciences Economiques (11,1%),
soit en tout pour ces 5 filiéres 80% des inscrits en second cycle], globalement, le succés des écoles de commerce du groupe I ne se dément pas. La croissance y a été plus ou moins forte suivant les années, et suivant les écoles, mais cest une des filiéres de gestion à navoir connu aucune régression du nombre dinscrits au cours des années 90, avec les IUP, qui nont connu que la croissance à un rythme rapide.
En 5 ans voient leurs effectifs des écoles de commerce du groupe III ont été divisés par plus de deux (de 24900 à 10900). Ce nest quà partir de 1997-98 que ces écoles enregistrent une reprise de la croissance de leurs effectifs, qui remontent à 13200 en 1999-2000, et ne retrouvent donc pas leur niveau de début de décennie (17200).
Dans la seconde catégorie [filiéres à petits flux : 8 filiéres pour seulement 20% des inscrits en second cycle :
- IEP (6,3%) en stabilité,
- MSG (4,9%) croissance rapide puis modérée,
- écoles de commerce du groupe II (2,8%) en forte baisse,
- MIAGE (2,6%) en hausse sensible,
- MST Gestion (1,7%) quadruplement depuis 6 ans,
- MSTCF (1,7%) en stabilité,
- 3éme année dIUT (0,7%) en stabilisation basse
- DNTS (0,2%) stabilisés à 300 inscrits
Les mouvements concernet les écoles les plus prestigieuses (groupe I) qui ne cessent de progresser, les nouvelles filiéres (les IUP) au détriment des filiéres universitaires classiques.
Les filiéres de troisiéme cycle ont des poids trés différents : les DESS se taillent la part du lion, avec 64,4% des inscrits, et les écoles de commerce du groupe I forment un second ensemble important avec 19,1% des inscrits. Les autres types de filiéres sont peu nombreux : les DEA ne représentent que 3,9%, les magistéres 4,3, les doctorats 2,2, et les troisiémes cycles des écoles de commerce des groupes II et III font respectivement 1,3 et 4,8%, sur un total de 20000 inscrits en 1999-2000. Mais la notion dinscrit en troisiéme cycle na pas dintérêt majeur : ce sont les diplômes délivrés qui comptent.Projet de e -elearning
Retenu dans le cadre de l'appel à projets de la Direction de la Technologie (ministères de la Recherche et de l'Education nationale), pour la constitution de campus numériques, le consortium "CANEGE" (Campus Numérique en Economie et GEstion) réunit aujourd'hui six établissements universitaires, engagés depuis plusieurs années dans une politique d'enseignement de l'Economie et de la Gestion par les Technologies de l'Information et de la Communication (T.I.C.) :
- l'université Paris-Dauphine,
- l'université Pierre MendËs-France - Grenoble 2,
- l'université de Nancy 2,
- l'université de Nice Sophia-Antipolis,
- l'université de Paris-Sud (Faculté Jean Monnet),
- l'Institut d'Administration des Entreprises de Paris (Paris I - Panthéon-Sorbonne).
Compte tenu de son expérience en matiËre de formation ouverte et àdistance, le Centre National d'Enseignement Distance (C.N.E.D.), associé France Télécom, a été choisi comme partenaire du consortium.