Jeunes filles et études
d'ingénieur
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Une présence différenciée selon les
filières
Le graphique présenté traduit un écart
réel entre la proportion de bachelières scientifiques
et la présence de jeunes filles dans les filières
conduisant au diplôme d'ingénieur : on chute à un
peu plus de 30% pour les filières intégrées, et
à 20% (sauf pour la filière bio) pour les
préparatoires les plus classiques.
Cette situation est interprétée par deux
différences majeures d'attitudes filles-garçons :
- Les filles cherchent à éviter les
filières les plus sélectives, dont elles ne
perçoivent pas l'attrait ( e cas échéant par
influence familiale) par rapport aux tensions
supportées,
- les filles font des choix positifs en allant vers les
champs d'études qui leur plaisent (sciences de la vie,
agronomie, chimie), alors que les garçons se laissent
porter par le poids des traditions (aller vers les écoles
les plus cotées).
Une tendance à la croissance
- Ces deux courbes portent témoignage d'une
évolution sensible au fil des années, dans le sens
d'un rééquilibrage relatif
- Il faut malgré tout relativiser cette impression en
notant que dans le même temps la proportion de jeunes filles
s'est élevée dans les classes préparatoires
(voir graphique ci-dessus) : les pourcentages devraient donc se
situer vers les 18% pour les Mines de Paris et vers les 12-13%
pour l'X.
- Ecole Centrale et Supélec
