Travaux publics

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 Les Magistères


Diplômes d’université créés en 1985, les magistères se démarquent nettement des cursus habituels par une durée d’études globalisée de trois ans alternant périodes d’enseignement théorique et périodes de stages de “terrain” en laboratoire ou en entreprise et un recrutement sélectif au niveau bac + 2.
Les magistères ne sont ni des diplômes d’Etat, ni des diplômes habilités mais des diplômes d’université de niveau bac + 5 ayant reçu l’accréditation du ministère de l’Education nationale.
On relève deux magistères en Génie Civil : celui de l’ENS Cachan (voir page 115) et celui de l’université de Marne-la-Vallée (voir page 85)
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3. Les formations spécialisées de troisième cycle


Ces formations en un an proposées par les écoles d’ingénieurs ou les universités sont conçues pour apporter un complément de formation aux étudiants déjà titulaires d’un diplôme d’ingénieur ou aux diplômés universitaires de niveau maîtrise minimum.
Elles répondent à deux objectifs : se spécialiser après des études générales, ou acquérir une deuxième compétence pour les spécialistes.
Les diplômes délivrés en fin d’études sont multiples :
- diplôme d’ingénieur de section spéciale ou de spécialisation, et mastère pour les cursus post-diplôme proposés par les écoles d’ingénieurs,
- DESS - diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées - et DEA - diplôme d’Etudes Approfondies - pour les cursus proposés par les universités souvent en co-habilitation avec les écoles d’ingénieurs ou les écoles de commerce.
Il arrive que ces cursus soient sanctionnés par plusieurs diplômes simultanément. Exemple : mastère et diplôme d’ingénieur de section spéciale.

3.3.1 Les écoles de spécialisation


Le CHEC, Centre des Hautes Etudes de la Construction

Le Centre des Hautes Etudes de la Construction (CHEC) a été fondé en 1957, à l’initiative de la profession de la Construction.
Etablissement d’enseignement supérieur technique privé reconnu par l’Etat, le CHEC propose aux jeunes diplômés des écoles d’ingénieurs ou aux titulaires de maîtrises universitaires de génie civil ou de mécanique et aux techniciens en poste, une formation supérieure complémentaire de dix mois, dans le domaine de la conception et de la réalisation des ouvrages en béton et en métal et sanctionnée par le certificat du CHEC.
Ce certificat est décerné par l’Ecole, homologué par l’Etat et signé par le Président de la Fédération Française du Bâtiment et par le Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics.
Le CHEC comporte actuellement deux sections :
- le CHEM : Centre des Hautes Etudes du Métal,
- et le CHEBAP : Centre des Hautes Etudes du Béton Armé et Précontraint.
Le corps enseignant est constitué d’ingénieurs et de cadres supérieurs de la profession.

L’ISBA, Institut Supérieur du Béton armé
Créé en 1953 avec l’appui des organisations du bâtiment et des travaux publics, l’ISBA, Institut Supérieur du Béton Armé, propose à des candidats déjà titulaires d’un diplôme d’ingénieur ou justifiant d’un niveau Bac + 4, de suivre un cursus d’un an très spécialisé dans les matières considérées comme majeures dans le secteur de la construction.
A l’issue de cette formation, les candidats déjà titulaires d’un diplôme d’ingénieur reçoivent un diplôme d’ingénieur de spécialisation ; les titulaires d’une maîtrise ou équivalent, un certificat d’ingéniorat.
Le programme comporte quatre volets : enseignements scientifiques et techniques (connaissances fondamentales en mécanique des sols/béton - applications aux ouvrages - techniques de gestion) ; projets de synthèse en groupes ; exposés techniques ; stage industriel en fin de cursus de trois mois.
L’ISBA est depuis 1997 une des composantes du groupe ESIM école de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille-Provence

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3.2 Les Mastères


Le mastère spécialisé n’est pas en soi un diplôme, mais un label attaché à des formations spécifiques post-diplôme organisées par les écoles membres de la Conférence des Grandes Ecoles (écoles d’ingénieurs et écoles de commerce).
La marque est déposée et son usage protégé par la loi. Ces formations s’inscrivent dans la logique d’une formation d’approfondissement (spécialisation ou double compétence) dans un domaine d’excellence.
D’une durée minimale de 12 mois (pouvant s’étendre à 18 mois ou deux ans) elles comprennent entre 350 et 550 heures d’enseignements théoriques, travaux pratiques et de groupe, auxquelles s’ajoute un travail personnel d’étude ou de recherche préparé dans le cadre d’une mission en entreprise et débouchant sur la soutenance d’une thèse professionnelle.
Le coût de ces formations est généralement élevé : entre 45 000 F et 50 000 F.
On relève un seul mastère spécialisé dans les techniques d’études et de réalisation d’ouvrages et infrastructures, ouvert aux diplômés en génie civil. Ce mastère est proposé par l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.
Les autres mastères que nous avons recensés s’adressent à un public plus diversifié d’ingénieurs, architectes, titulaires d’un DEA ou DESS qui souhaitent :
- soit acquérir un complément de formation scientifique et technique dans la maîtrise des problèmes environnementaux (déchets, eau), en hydraulique, ou géologie.
- soit développer leurs compétences en management pour occuper des fonctions d’ingénieurs d’affaires, de chefs d’entreprises

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3.3 Les sections spéciales


Trois établissements proposent parallèlement à leurs activités de formation initiale d’ingénieurs, des formations spécialisées en un an sanctionnées par un diplôme d’ingénieur de section spéciale, et offrant des débouchés dans le secteur des Travaux Publics. Ces formations s’adressent en priorité aux ingénieurs déjà diplômés.
L’ESEM d’Orléans propose ainsi une formation d’ingénieur en génie de l’environnement qui aborde en particulier le thème de la prévention et du traitement des pollutions (air, eaux, sols et déchets), et celui des risques naturels (p. 198).
L’ENSHMG de Grenoble décline le thème de l’eau sous les deux aspects ressources en eau et aménagement, et génie hydraulique et ouvrages. L’enseignement s’appuie sur l’enseignement d’option de troisième année offert en formation initiale (p. 198).
Enfin, l’ENSEEIHT de Toulouse propose une formation spécialisée en hydraulique qui a reçu le label mastère (p. 193).


3.4 Les DESS - diplômes d’études supérieures spécialisées


Diplôme national de troisième cycle portant l’indication de la spécialité, le DESS sanctionne une année d’études universitaires à finalité professionnelle. Les programmes de DESS sont ouverts aux candidats justifiant d’un niveau bac + 4 minimum : maîtrise, maîtrise d’IUP, MST, diplôme d’ingénieur qui sont sélectionnés sur dossier et entretien.
La capacité d’accueil en DESS est souvent limitée à vingt - trente personnes.La formation comporte au minimum 350 heures d’enseignements théoriques et de travaux dirigés, et un stage en entreprise de trois à six mois.
Il existe sept DESS dans les domaines du Génie Civil. Leurs objectifs diffèrent cependant selon les universités.Universités proposant des DESS dans le domaine du Génie civil et autres disciplines connexes

Génie civil
Cergy-Pontoise, Limoges, Nantes,
Toulouse III
Génie portuaire/Génie côtier
Caen, Le Havre, (Nantes)
Management de la qualité dans la construction
Artois
Géologie/Géotechnique/
Hydrogéologie

Besançon, Bordeaux 1, Clermont II,
Grenoble 1, IPG Paris , Lille 1, Paris 6, Paris XI, Montpellier II
Matériaux/Matériaux de construction
Bordeaux 1, La Rochelle, Toulouse III, UTC Compiègne
Déchets
Cergy-Pontoise, Chambéry


Alors que le DESS Génie civil de l’université de Cergy-Pontoise est relativement généraliste couvrant les aspects ouvrages, matériaux et structures, d’autres sont spécialisés sur un créneau spécifique (génie portuaire pour les universités de Caen et du Havre) ou s’inscrivent dans le cadre d’une double compétence : l’université de Nantes propose ainsi aux titulaires d’une MST ou maîtrise de génie civil un DESS formant des ingénieurs de travaux, de méthodes ou de prix pour les entreprises de travaux publics.
On trouve également neuf DESS spécialisés dans la connaissance des sols et des sous-sols (géologie, géosciences, géotechnique), deux DESS traitant du thème des déchets et quatre DESS en matériaux.


3.5 Les DEA - diplômes d’études approfondies


Le DEA sanctionne une formation de troisième cycle qui constitue, en principe, la première étape d’une formation par la recherche conduisant au doctorat et à l’habilitation à diriger des recherches.Le DEA se prépare au sein d’un groupe de formation doctorale (école doctorale depuis la rentrée 2000) et accueille les candidats titulaires d’un diplôme de fin de second cycle de type maîtrise, d’un diplôme d’ingénieur ou d’un titre équivalent. Comme pour les DESS le nombre de places offertes est limité.Plusieurs universités et établissements peuvent être associés pour la délivrance sous sceau commun d’un DEA.
La préparation comporte environ 200 heures d’enseignements théoriques et pratiques et un stage en laboratoire de 5 à 6 mois ; elle peut être suivie en parallèle avec la dernière année d’école d’ingénieur.


On relève vingt DEA préparant principalement aux fonctions recherche et développement des entreprises des travaux publics.

Les principaux thèmes développés sont à l’intersection du génie mécanique et du génie civil : mécanique du solide et implications sur les structures, résistance des structures, comportement des matériaux dans l’environnement...

3.6 Les DRT - Diplôme de Recherche Technologique


Diplôme de troisième cycle créé en 1993 (niveau Bac + 6), le DRT - diplôme de recherche technologique - sanctionne une formation complémentaire de dix-huit mois à deux ans destinée aux diplômés des IUP et aux élèves ingénieurs en dernière année d’école sélectionnés sur dossier et entretien.
La formation - en université - s’organise autour d’un travail de recherche technologique effectué dans un laboratoire ou un service d’études ou de recherche, public ou privé sur des sujets proposés par les entreprises et conduisant à la rédaction d’un mémoire et à sa soutenance devant un jury.
Pour les entreprises, le DRT est une formation originale qui favorise l’innovation technologique et qui permet notamment aux PME/PMI l’accès aux savoir-faire des laboratoires.
Pour les élèves en provenance des IUP, ce travail de recherche est précédé d’une formation d’initiation à la recherche d’environ 300 heures sur six mois.
Pour les élèves ingénieurs, le projet débute au cours de la troisième année de formation (dans le cadre du stage ou de projet de fin d’études) et se poursuit par une période de 12 mois, après l’obtention du diplôme d’ingénieur, pour la réalisation d’un projet spécifique.
Un contrat de travail est établi entre l’entreprise et l’étudiant, éventuellement dans le cadre d’un contrat d’apprentissage.
La rémunération de l’étudiant salarié prévue dans le contrat de travail est assurée par l’entreprise qui contribue au financement de la formation.
Trois universités délivrent un DRT en génie civil : l’université d’Artois (“Ingénierie du Génie civil”) ; l’université de Grenoble 1 (“Génie civil et mécanique” ) ; l’INPL de Nancy ( “Mécanique, énergétique, génie civil”).

 

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Le magistère génie civil de l’ENPC et de l’université de Marne-la-Vallée

Ce magistère, sous le double sceau de l’université de Marne-la-Vallée et de l’ENPC, englobe un cursus classique avec délivrance de diplômes intermédiaires (première année : licence génie civil - deuxième année : maîtrise génie civil - troisième année : DEA, DESS ou Mastère de l’ENPC), qu’il complète de modules d’enseignement d’approfondissement et de deux stages : un stage d’initiation à la recherche de deux mois en première année, et un stage industriel de trois mois en deuxième année.
Durant les deux premières années, les enseignements s’appuient, d’une part, sur certains modules de la formation d’ingénieur ENPC, et d’autre part, sur des modules spécifiques assurés par l’université.
Seule différence : les étudiants ont fait l’objet d’une sélection.

Mastères spécialisés en génie civil et disciplines connexes

• Maîtrise d’ouvrage
Ouvrages d’art (ENPC Marne-la-Vallée)
Management de projets
Management des grands projets et
programmes (ENSMSE St-Etienne / ESIM Marseille / INPL)

Management des entreprises de
construction (ESTP Paris)

Ingénieur d’affaires (INSA Toulouse)
Aménagement/Génie urbain
Génie urbain (ENPC Marne-la-Vallée /
UTC Compiègne)
Déchets/Assainissement
Maîtrise des déchets (ENGEES Strasbourg / INPL Nancy)
Gestion de l’eau (ENGREF Paris)
Eau potable et assainissement (ENGEES
Strasbourg)
Génie de l’eau (EUDIL Lille)
Hydraulique
Hydraulique (ENSEEIHT Toulouse)
Géologie / Géotechnique
Géologie de l’ingénieur et de l’environ-
nement (ENSMP Paris / EPFL Lausanne)
Matériaux
Comportement des matériaux et dimen-
sionnement des structures (ENSMP Paris)
Matériaux et mise en forme (ENSMP Paris)

 
Ecoles d’ingénieurs et universités proposant des DEA dans le domaine du Génie civil et disciplines connexes
Etablissements principaux


Génie civil/Mécanique des structures/ Matériaux et structures
Centrale Nantes, Centrale Paris,
ENS Cachan, EUDIL Lille, INSA Lyon, INSA Toulouse, Université de Caen, Université Clermont II, Université Grenoble 1, Université Montpellier II,
Université Paris 6, Université Rennes 1 Géomatériaux
Université Marne-la-Vallée,
Université Poitiers Géologie/Géotechnique/Géophysique
INPL Nancy, Université Aix-Marseille 3, Université Grenoble 1 Sciences & Techniques de
l’environnement

Université Paris 12,
Université Aix-Marseille 3
Les écoles doctorales
Les écoles doctorales créées par l’arrêté du 30 mars 1992 ont été renforcées et rénovées en 1998 pour en faire l’élément visible et attractif des établissements d’enseignement supérieur.
Ces écoles seront bientôt la seule porte d’entrée aux études doctorales et elles encadreront la totalité du cycle doctoral du DEA au doctorat.
Les “ DEA “ isolés n’existeront plus qu’à titre exceptionnel.